MINNESOTA : NON AUX OLEODUCS 2 ET 3 D’ENBRIDGE, QUI DEVRAIENT TRANSPORTER LES TRES POLLUANTS SABLES BITUMINEUX D’ALBERTA

DES CENTAINES DE SOURCES ET LE RIZ SAUVAGE MENACÉS

19 août 2019
Contact : ginew@protonmail.com
ayse@ran.org
Publié par Censored News
Traduction Christine Prat

BEMIDJI, Minnesota – Tôt ce matin, 6 protecteurs de l’eau se sont enchaînés au portail d’un siège important d’Enbridge, à Bemidji, dans le Minnesota, pour protester contre les projets d’oléoducs 2 et 3. En s’enchaînant par le cou, ils ont couru des risques pour protéger des centaines de sources à travers lesquelles Enbridge projette d’envoyer 1 million de barils de sables bitumineux d’Alberta (Canada) jusqu’au bord du Lac Supérieur.

Enbridge a réagit en fermant son bureau pour la journée.

La saison du riz sauvage approche, et les Anishinaabe iront en canots récolter la nourriture sacrée qui est au cœur de leur culture. Enbridge a l’intention d’envoyer ses sables bitumineux à travers des dizaines de cours d’eau dans lesquels le riz sauvage pousse, ce qui causerait des dommages irrémédiables pour sa pousse et sa survie.

La Ligne 3 est un projet d’infrastructure partant des sables bitumineux d’Alberta, qui serait parallèle au Keystone XL de TransCanada et aux oléoducs ‘TransMontagne’ de Kinder Morgan. Les sables bitumineux sont le carburant fossile le plus sale du monde. Il y a quelques semaines, un conseil de régulateurs de l’environnement Canadien, a recommandé la Teck Frontier Mine, une extension de la zone d’extraction de sables bitumineux deux fois aussi grande que Vancouver.

“En tant que personne en bonne santé et douée de volonté, c’est mon devoir de soutenir les Anishinaabe, qui mettent leurs vies en jeu tous les jours, pour nous tous, pour toute notre eau” dit Kieran Cuddy, enchaîné au portail principal du bureau d’Enbridge.

Sur les sables bitumineux d’Alberta, voir un communiqué de presse de janvier 2013, publié par le Chef Allan Adams.

 

Publié sur Censored News
8 novembre 2018
Traduction Christine Prat

UN COUP POUR LE PROJET D’OLEODUC KEYSTONE XL, UN TRIBUNAL INVALIDE LE RAPPORT ENVIRONNEMENTAL DU GOUVERNEMENT TRUMP ET BLOQUE LA CONSTRUCTION

GREAT FALLS, Montana – Un juge fédéral a décidé ce jour que le gouvernement Trump avait enfreint les lois sur l’environnement en approuvant un permis fédéral pour le projet d’oléoduc pour sables bitumineux Keystone XL, de la compagnie TransCanada. Le juge a bloqué toute construction sur l’oléoduc et ordonné au gouvernement de revoir le rapport environnemental.

Cette décision constitue un revers important pour un oléoduc sur lequel les investisseurs se posent déjà de sérieuses questions. TransCanada n’a toujours pas annoncé de Décision Finale d’Investissement indiquant si la compagnie reprendrait la construction du Keystone XL, si elle obtenait les permis nécessaires.

Le Juge Brian Morris, du Tribunal de District, a trouvé que le fait que le gouvernement s’était appuyé sur une étude environnementale dépassée, de 2014, enfreignait la Loi sur la Politique Environnementale Nationale, la Loi sur les Espèces Menacées et la Loi sur la Procédure Administrative. Cette décision fait suite à celle du 15 août 2018 qui exigeait une étude supplémentaire du nouveau trajet par le Nebraska.

Le Tribunal demande que le Département d’Etat revoie la déclaration d’impact environnementale du projet pour évaluer les changements exceptionnels des marchés pétroliers qui se sont produits depuis que l’étude précédente ait été achevée en 2014; prenne en considération les effets sur le climat d’une approbation simultanée du Keystone XL et d’autres oléoducs pour sables bitumineux; étudie les nombreuses ressources culturelles le long du trajet de l’oléoduc; examine les risques majeurs posés par d’éventuelles marées noires sur l’eau toute proche et sur la vie sauvage.

Le Département d’Etat doit aussi fournir une explication raisonnée de sa décision d’approuver le permis, après que le gouvernement Obama l’ait refusé il y a tout juste trois ans, sur la base des mêmes faits.

Se fondant sur ces infractions, le tribunal a ordonné au Département d’Etat de revoir son étude environnementale et a interdit tout travail sur le trajet proposé – qui traverserait le Nebraska, le Dakota du Sud et le Montana – jusqu’à ce que l’étude soit complète. Le Keystone XL transporterait jusqu’à 130 millions de litres par jour de sables bitumineux du Canada – l’une des sources d’énergie les plus sales du monde – en passant par des sources d’eau vitales et l’habitat d’espèces sauvages, jusqu’aux raffineries du Golfe du Mexique.

Les plaignants, le Conseil des Ressources des Plaines du Nord, Bold Alliance, le Centre pour la Biodiversité Biologique, les Amis de la Terre, le Conseil de Défense des Ressources Naturelles et le Sierra Club, ont déposé une plainte en mars 2017, auprès de la Cour de District des Etats-Unis pour le District du Montana.

 


Gabrielle Gelderman @GabbyGelderman
“Nous sommes en train d’occuper le siège de #KinderMorgan à #yyc afin de transmettre un message:
“Il n’y a PAS de consentement totalement informé pour ce #pipeline, les Nations et les Communautés de Colombie Britannique combattant pour #ArrêterKM ont parlé. Nous voulons être sûrs que KM les entend.”
Vendredi 23 mars 2018
Publié sur Censored News

 

CANADA: LUTTE CONTRE LE PROJET D’OLÉODUC DE KINDER MORGAN “TRANS MOUNTAIN”

La firme américaine Kinder Morgan projette de construire une extension d’un oléoduc devant transporter du pétrole des sables bitumineux d’Alberta jusqu’en Colombie Britannique, où il devrait rejoindre des oléoducs déjà existants et très controversés. Le gouvernement Canadien a approuvé le projet en novembre 2016. L’oléoduc devrait faire 1147 km de long sur environs 150 m de large. Dans un article non daté, le “Wilderness Committee” a écrit: “Kinder Morgan veut construire un nouvel oléoduc et accroître la capacité jusqu’à 890 000 barils par jour – ce qui signifie que plus de 400 transports géants de sables bitumineux passeraient par notre débouché.”

Dès le 17 mars, les Protecteurs de la Côte ont publié un article sur Censored News (voir plus bas).

La Tribu Secwepemc serait la plus touchée, mais aussi la ville de Burnaby, particulièrement hostile à ce genre de projet, vu qu’elle a déjà subi la fuite d’une cuve de stockage de Kinder Morgan en 2007. Il faut savoir que le pétrole de sables bitumineux – tout comme le pétrole de gaz de schistes – est beaucoup plus sale que le pétrole ordinaire. Lors de fuites, on s’est aperçu que les détergents utilisés contre les marées noires n’avaient aucun effet. Ce pétrole est si visqueux qu’il faut y adjoindre des substances chimiques et le maintenir à une température élevée pour qu’il puisse couler dans les oléoducs. On sait depuis longtemps que des oléoducs sans fuites n’existent pas, et les opposants ont souvent rappelé que la question n’était pas de savoir SI ils allaient fuir, mais QUAND. D’après un article publié le 21 janvier 2018 sur CTV News Canada, le Maire de Burnaby, Derek Corrigan, a déclaré que “vu les dégâts et les perturbations – à perpétuité – que ça causerait à la ville et à l’environnement de la métropole de Vancouver, à l’économie et aux quartiers, la Ville de Burnaby est déterminée à assurer que ce trajet ne soit jamais approuvé.” Mais le gouvernement canadien a approuvé.

Un article non daté, publié sur le site “Le Conseil des Canadiens, Agir pour la justice sociale”, rappelle: “Les Peuples Autochtones du Canada bénéficient de la reconnaissance constitutionnelle et de la protection de leurs droits. Le gouvernement canadien a adopté officiellement la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, qui implique le droit de dire ‘non’.”

“En plus des défis légaux, plus de 150 Premières Nations et Chefs Tribaux ont signé le Traité d’Alliance contre l’expansion des sables bitumineux, qui inclut l’opposition au projet de Kinder Morgan. L’Union des Chefs Indiens de Colombie Britannique est radicalement opposée au projet.”

Les opposants sont malheureusement et comme il fallait s’y attendre, fortement réprimés. D’après un article publié le 25 mars sur Telesur en anglais, “plus de 150 manifestants, parmi eux deux politiciens, ont été arrêtés par les autorités canadiennes au cours de la semaine passée, pour leur participation à des manifestations contre l’extension de l’oléoduc canadien de sables bitumineux, à 7,5 milliards de dollars US, selon les médias locaux du samedi 24 mars.” L’article de Telesur indique aussi “des arrestations d’activistes Autochtones, de législateurs et d’étudiants”. “Les manifestants ont participé à près de 50 actions dans toute l’Amérique du Nord, des gens ayant manifesté aussi dans la capitale du Canada.” Justin Trudeau, qui a approuvé le projet d’expansion en 2016, dit “Depuis son lancement, le Système d’Oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan a transporté du pétrole sur 1150 km, de l’Alberta à la côte de Colombie Britannique. Le projet d’expansion approuvé en 2016 triplerait le volume de produits du pétrole transportés.”

Malheureusement, d’après un article de CBC Canada publié le 25 mars, le 23 mars dernier, la Cour d’Appel Fédérale a rejeté la tentative du gouvernement de Colombie Britannique de s’opposer à la décision de l’Office National de l’Energie qui autorise Kinder Morgan à contourner les lois locales pendant la construction de l’oléoduc qui triplerait la quantité de brut allant d’Alberta jusqu’au port de Burnaby, en Colombie Britannique.” “La Cour a également condamné la Colombie Britannique à payer les frais.”

D’après un article du 24 mars, également publié par CBC Canada, “des dizaines de jeunes Autochtones et autres manifestants se sont rassemblés au Terminal de Kinder Morgan à Burnaby pendant le weekend, pour la plus récente d’une série d’actions contre l’extension de l’oléoduc Trans Mountain.”

“La porte-parole de Protect the Inlet, Virginia Cleaveland, dit que 58 manifestants avaient été arrêtés samedi, en début de soirée, ce qui porte le nombre de personnes arrêtées dans la semaine à 173.”

Le 26 mars, d’après un article du Vancouver Sun, “les officiels de la Ville de Burnaby intensifieront leur bataille légale contre l’expansion du Projet Trans Mountain en allant jusqu’à la Cour Suprême du Canada, ont-ils annoncé mardi.”

Vendredi, la Cour d’Appel Fédérale avait rejeté le pourvoi du gouvernement de Colombie Britannique, et condamné la Colombie Britannique à payer les frais de justice.

La Première Ministre d’Alberta, Rachel Notley, avait qualifié la décision de vendredi de “victoire pour l’oléoduc, et une victoire de plus pour tous les habitants d’Alberta et les Canadiens.” (Vancouver Sun, 26 mars 2018). Comme quoi quand on est…

L’expansion de l’oléoduc implique aussi un accroissement de l’extraction de sables bitumineux, alors que la région d’Alberta où ils sont extraits, est déjà totalement détruite. Il y aurait un projet d’extraction encore bien plus vaste et bien plus destructif envisagé et présenté aux autorités.

Christine Prat

 

 

DES DIZAINES D’AUTOCHTONES ET AUTRES HABITANTS DE BURNABY ONT BLOQUE L’ENTREE DE KINDER MORGAN

Par les Protecteurs de la Côte
Publié par Censored News
Le 17 mars 2018
Traduction Christine Prat

 

Des dizaines d’Autochtones, de membres de la communauté, des familles et des enseignants en retraite ont bloqué l’entrée principale de Kinder Morgan sur le Mont Burnaby.

Les membres de la communauté de Salish Coast Oceann Hyland et Will George ont conduit une cérémonie pour les protecteurs et les ont escortés jusqu’aux portes de Kinder Morgan.

“Nous avons atteint un point critique de la lutte contre Kinder Morgan et leur projet destructeur d’extension d’un oléoduc”, dit Will George, de la Nation Tsleil Waututh. “Il faut maintenant mener une action audacieuse – c’est le moment de choisir de résister avec les Nations Autochtones dans le combat pour un climat sain et de l’eau propre, ou de regarder Kinder Morgan continuer à faire ses affaires habituelles et détruire toute chance d’avoir une planète sûre et vivable.”

“La viabilité du projet d’extension de l’oléoduc de Kinder Morgan n’est pas négociable – c’est irréconciliable avec une planète sûre et vivable, tout comme avec les promesses de réconciliation avec les Peuples et les modes de vies Autochtones,” dit Clayton Thomas-Muller, membre du Traité 6 de la Nation Cree Mathias Colomb. “Nous demandons aux gens de nous rejoindre pour dire à Justin Trudeau et Rachel Notley [Première Ministre d’Alberta] que nos communautés et nos alliés ne vont pas se coucher devant la cupidité des grandes entreprises, et que nous sommes prêts à résister pour l’eau, le sol, et la planète – même si eux ne le sont pas.”

Jeanette Paisley, 76 ans, de Langley, professeur en retraite de l’école Montessori, dit “j’ai quelque appréhension à la perspective d’être arrêtée. J’ai été une citoyenne respectueuse de la loi toute ma vie. J’ai rarement eu une amende pour excès de vitesse, mais je suis atterrée par Kinder Morgan et très déçue par Trudeau. J’ai décidé qu’il était temps de faire quelque chose. J’ai signé des pétitions toute ma vie, mais quand j’ai appris ceci, j’ai décidé qu’il était temps de me réveiller et de faire quelque chose.”

Un habitant de la Colombie Britannique sur dix, et un opposant au nouvel oléoduc de Kinder Morgan en Colombie Britannique sur quatre, disent être prêts à s’engager dans la désobéissance civile pacifique pour résister à l’oléoduc. Suite à la marche et au rassemblement de 10 000 personnes contre Kinder Morgan le samedi passé [10 mars], des manifestations courageuses de résistance des résidents de Colombie Britannique sont attendues dans la semaine à venir.

 

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standingrockobamacouldhavesouthafricaApartheid en Afrique du Sud

 

Les Protecteurs de l’Eau de Standing Rock Attaqués par la Police et des Chiens d’Attaque de Dakota Access Pipeline. A Cannon Ball, Dakota du Nord, de septembre à novembre 2016.

 

OBAMA, VOUS AURIEZ PU EMPECHER CELA !

 

Obama a dit il y a deux semaines, « Nous allons laisser les choses se faire pendant quelques semaines de plus »

 

Par Brenda Norrell
Censored News
17 novembre 2016
Traduction Christine Prat

 

La police, militarisée, a frappé à répétition les protecteurs de l’eau de Standing Rock, leur a tiré dessus avec des balles en caoutchouc [en fait des balles en métal recouvertes d’une mince couche de caoutchouc, mortelles de près – NdT] et du gaz lacrymogène en octobre et novembre.
Le Président de la Réserve de Cheyenne River, Harold Frazier a rencontré Obama à Los Angeles en octobre et lui a demandé d’intervenir. Obama n’a rien fait pour empêcher la violence policière, au lieu de ça, il est allé jouer au golf et participer à une collecte de fonds de 100 000 dollars pour la campagne du parti Démocrate à Los Angeles.
Quand la police a attaqué les protecteurs de l’eau au Camp du Traité, sur le trajet du pipeline Dakota Access, des Anciennes Autochtones ont été arrêtées alors qu’elles priaient. La police du Comté de Morton les a déshabillées pour les fouiller et ont emprisonné des femmes, des hommes et des Anciens Autochtones dans des ‘chenils’ avec des numéros inscrits sur leurs bras comme dans les camps de concentration Nazis.

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Auparavant, quand les protecteurs de l’eau ont commencé à résister, au printemps 2016, Obama a accordé un permis à Energy Transfer Partners, propriétaires de Dakota Access Pipeline, en mai, de traverser la frontière sud jusqu’au Mexique, avec leur pipeline pour pétrole de gaz de schistes issu de la fracturation hydraulique. Là-bas, Energy Transfer Partners, le nouveau visage de l’Apartheid et du Génocide, a détruit au bulldozer des sites Indiens antiques à Big Bend, au Texas. La destruction au bulldozer des sites de Big Bend se sont produits après que Dakota Access Pipeline ait passé au bulldozer des cimetières à Standing Rock, en septembre. Alors, les agents de sécurité de DAPL avaient lâché des chiens méchants sur les gens qui luttaient pour protéger les sites funéraires des bulldozers.

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Il y a deux ans, Obama a rendu visite à Cannon Ball, Dakota du Nord, le site actuel des camps des protecteurs de l’eau. Alors,Obama a été photographié avec des bébés de Standing Rock dans les bras. Obama n’a pas révélé, à l’époque, que Dakota Access Pipeline avait déposé des dossiers de demande de permis au Ministère de l’Energie, quelques mois auparavant, au printemps 2014.
Mis sous pression il y a deux semaines, par le fait que des Amérindiens et leurs soutiens étaient brutalisés, Obama a dit: « Nous allons laisser les choses se faire pendant quelques semaines de plus… »

 

La carte d’Energy Transfer Partners montre que le Dakota Access fait partie d’un système de pipelines très étendu, qui va des sables bitumineux d’Alberta, au Canada, jusqu’au Golf du Mexique.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Transmis par Joye Braun
Le 28 mars 2016
Publié par Censored News le 29 mars
Traduction Christine Prat, Nederlands door Alice Holemans

 

Contacts du Camp Spirituel avec la presse :

Medias contact : Dakota Kidder, rsrtgrassroots@gmail.com, tél. : (00 1) 701-329-9311

Tribu Sioux de Standing Rock, Bureau Tribal de la Préservation Historique Section 106, La Donna, Bravebull Allard, (00 1) 701-854-8645

Tribal Citizens Rise Up Against Bakken Oil Pipeline (Les Citoyens Tribaux se Mobilisent Contre le Pipeline Pétrolier de Bakken)

Chevauchée et Camp Spirituel auront lieu le long du trajet proposé pour le Pipeline d’Accès du Dakota

 

Cannonball, Dakota du Sud – Le 1er avril 2016, des citoyens tribaux de la Nation Lakota de Standing Rock et des alliés Lakota, Nakota, et Dakota, organiseront une chevauchée sous le nom de « Chante tin’sa kinanzi Po » pour célébrer la création du Camp Spirituel qui doit être érigé le long du projet de trajet pour le pipeline pétrolier de Bakken, (branche d’) Accès à partir du Dakota. Ce camp sera appelé Iŋyaŋ Wakȟáŋaǧapi Othí, qu’on peut traduire par Rocher Sacré, le nom d’origine de la région de Cannonball. Le Camp Spirituel a pour but d’empêcher le pipeline d’Accès du Dakota, et de faire prendre conscience des dangers que comportent les fuites de pipelines et de la nécessité de protéger les ressources d’eau de la Rivière Missouri.

Chante tin’sa kinanzi Po est un groupe de base qui à propos de sa mission cite le Chef Sitting Bull: « Ils exigent notre Mère, la Terre, pour leurs propres fins, et érigent des clôtures pour maintenir leurs voisins à l’écart, et La mutiler avec leurs constructions et leur rejet. » Son mode de vie est notre mode de vie – nous opposer au Pipeline d’Accès du Dakota est notre devoir.

Groupe : Chante tin’sa kinanzi Po, signifie Résistez avec un Cœur Fort !

Le Nom du Camp Spirituel:  Iŋyaŋ Wakȟáŋaǧapi Othí signifie à peu près Camp du Rocher Sacré,

Les deux sont en Lakota.

Le Pipeline Accès Dakota (Dakota Access Pipeline – DAPL), qui appartient à Energy Transfer Partners, L.P., projette de transporter 450 000 barils par jour de pétrole brut de Bakken, des territoires du Dakota du Nord à Patoka, Illinois. Les menaces que ce pipeline fait peser sur l’environnement, la santé humaine et les Droits de l’homme sont les mêmes que celles posées par le Keystone XL. Parce que le DAPL traversera la Nappe Aquifère Ogallala (une des plus grandes nappes aquifères du monde) et passera deux fois sous la Rivière Missouri (la plus longue rivière des Etats-Unis), une pollution possible de ces sources d’eau fait de ce pipeline un danger national. La construction de l’Accès Dakota menacera tout, de l’agriculture et l’eau potable à des écosystèmes entiers, et la vie sauvage et les ressources en vivres autour du Missouri. La nidification des aigles chauves et des pluviers siffleurs, tout comme la qualité du riz sauvage et des plantes médicinales telles que l’acore ne sont que quelques unes des espèces menacées de cette région.

Nous en appelons à tous ceux qui sont avec nous contre cette menace sur notre santé, notre culture et notre souveraineté. Nous demandons à tous ceux qui vivent sur ou près de la Rivière Missouri et ses affluents, tous ceux qui font de l’agriculture ou de l’élevage dans la région et à tous ceux qui se préoccupent de l’air pur et de l’eau potable de nous soutenir contre le Pipeline d’Accès du Dakota !

 

CITATIONS :

Waniya Locke (Ahtna Dene, Dakota, Lakota, Anishinaabe), descendante de gens de Standing Rock déclare : « Nous n’avons pas besoin de pétrole pour vivre, mais nous avons besoin d’eau, et l’eau est un Droit de l’Homme, pas un privilège. »

Virgil Taken Alive, de Standing Rock déclare : «De toutes les atrocités auxquelles nous avons été confrontés en tant qu’Amérindiens et avons surmontées, c’en est une qui ne nous touche pas que nous, mais toute l’humanité. La Terre est Notre Mère. Nous devons La protéger. »

Joye Braun, organisatrice dans la Réserve Sioux de Cheyenne River déclare : « Les dangers imposés par l’avidité des grandes compagnies pétrolières aux gens qui vivent le long de la Rivière Missouri sont incroyables. Si ce pipeline casse, comme il arrive à la grande majorité des pipelines, plus de la moitié de l’eau potable du Dakota du Sud sera touchée. Comment l’agrément de ce projet peut-il être favorable aux gens, à l’agriculture, au bétail?  Il faut qu’il soit bloqué. Les gens des quatre bandes de Cheyenne River sont avec notre nation sœur dans ce combat et nous appelons tous les Oceti Sakowin ou Conseil des Sept Feux à faire de même avec nos alliés, Autochtones et non-Autochtones qui s’opposent à ce pipeline. »

Paula Antonie, Présidente de Protéger les Gens, citoyenne de la tribu Sioux de Rosebud, dit :

« Le DAPL (Pipeline) est une menace pour notre peuple, et pour des régions importantes culturellement et historiquement. Nous serons aux côtés de nos parents Hunkpapa pour nous défendre contre tous les risques importants pour l’environnement, la santé publique et la sécurité dans nos territoires des Traités. »

Dallas Goldtooth, organisateur de la campagne ‘Laissez-les dans le Sol’ pour le Réseau Environnemental Indigène [IEN : Indigenous Environmental Network] a déclaré : « Ce pipeline de Bakken n’est pas différent du Keystone XL. Il menace les eaux sacrées du Missouri, il menace les eaux vitales de la nappe aquifère Ogallala, il utilise l’expropriation pour réduire les droits des agriculteurs et des éleveurs, et il essaie d’enfermer notre pays dans une dépendance plus grande des carburants fossiles alors que nous envisageons justement une transition nécessaire vers l’énergie renouvelable. Nous devons laisser ce pétrole dans le sol, pour le bien des générations futures. »

 

 

En mars 2014, Joye Braun, handicapée, a bloqué avec son fauteuil roulant un méga-transport de pétrole polluant. Voir l’article en anglais sur Censored News. Le 28 août 2014, elle a appris que deux camions transportant de l’eau polluée résultant de la fracturation hydraulique étaient stationnés au Motel de Cheyenne River, à Eagle Butte, dans le Dakota du Sud, dans la Réserve Sioux de Cheyenne River. Elle a dit aux chauffeurs que la police tribale avait été informée et que la présence de leurs camions – surtout de leur chargement – violait les Résolutions Tribales de Cheyenne River, qui spécifiaient que tous ces transports liés au pétrole polluant seraient renvoyés d’où ils venaient.

La police Sioux a répondu à Joye Braun que le mémorandum du Président Tribal Keckler « avait force de loi », que les camions « n’étaient pas ce qu’ils pensaient » et que « vous, les gens, devaient arrêter de harceler les chauffeurs. »

Joye Braun a fait savoir à l’officier en charge qu’il s’agissait de déchets de fracturation [très toxiques, dans pratiquement toutes les activités minières, à l’heure actuelle, il y a emploi d’arsenic, d’autres métaux lourds, et de produits radioactifs – NdT].

Les chauffeurs de camions ont prétendu s’être sentis menacés quand Joye a lancé un appel à des supporters (de son fauteuil roulant).

C’est à ce moment que Joye fut arrêtée. Elle a passé la nuit dans un centre de détention et a été accusée de fausse alerte, de conspiration criminelle, d’obstruction à la justice, de nuisance publique, de trouble à l’ordre publique et harcèlement, de n’avoir pas mis ses phares en code et de vol par tromperie.

 

Christine Prat, d’après l’article d’Indigenous Resistance publié sur Censored News.

 

 

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UNE VICTOIRE POUR UNCI MAKA, NOTRE MERE LA TERRE !
LE PRESIDENT OBAMA REJETTE OFFICIELLEMENT L’OLEODUC KEYSTONE XL

Par Owe Aku, Projet de Justice International
See original article in English, on Owe Aku’s site, on Censored News
6 novembre 2015
Traduction Christine Prat

 

Quand Wioweya Najin Win, Debra White Plume, qui vit actuellement à Pine Ridge, sans médias ni internet, a pris connaissance de la déclaration, elle a déclaré :

« C’est une si grande nouvelle ! Wopila à tous ceux de l’Armée de la Terre. Le Président Obama s’est mis en travers du chemin d’un mal menaçant les gens. Il a posé ses MOCASSINS SUR LE SOL ! [= il les attend DE PIED FERME] Nos ancêtres sont avec nous et nous sommes si reconnaissants pour la protection de l’Eau Sacrée. »

 

VIVA !

 

LE PRESIDENT, LE VICE-PRESIDENT ET LE SECRETAIRE D’ETAT VIENNENT JUSTE D’APPARAITRE A LA TELEVISION NATIONALE POUR REJETER L’OLEODUC KEYSTONE XL. LE PRESIDENT A NOMME TROIS RAISONS QUI L’ONT CONDUIT A CETTE DECISION :
1. Le pipeline ne serait pas un accroissement à long terme de notre économie ; il ne crée pas d’emplois ;
2. Le pipeline ne ferait pas baisser le prix de l’essence pour les consommateurs américains ;
3. Le pipeline transporterait du brut très polluant à travers le pays sans rien ajouter à notre sécurité énergétique. Le Président suggérait que ce serait hypocrite d’approuver l’oléoduc tout en faisant des tentatives pour développer les solutions d’énergie propre par une politique durable.

Tout le monde reconnaît que la situation présente du gouvernement américain est tout sauf stable, et qu’un nouveau gouvernement de droite, chrétien et Républicain pourrait revenir sur la décision. Cependant, c’est tout de même UNE VICTOIRE IMPORTANTE. Quiconque voudra maintenant ou dans le futur menacer la sécurité de l’eau que nous protégeons pour les générations futures, se heurtera à la même opposition que celle qui a vaincu le pipeline aujourd’hui.

Et voici un récent témoignage de Wioweya Najin Win (Debra White Plume, Directrice d’Owe Aku Bring Back the Way) devant la Commission des Services Publiques du Dakota du Sud, expliquant la vision du monde Lakota qui préside aux stratégies organisées que nous employons pour défendre Unci Maka et Mni Wakan, du 5 juillet 2015

Commission des Services Publiques du South Dakota
500 E. Capital Av.
Pierre, SD 57501

 

Je suis Wioweya Najin Win. Mon nom anglais est Debra White Plume et mon adresse est PO Box 325, Manderson, SD 57756. Je veux commenter le dossier numéro HP12-001 concernant le Commentaire Publique du 26 juillet 2015, sur le Pipeline pour Sables Bitumineux KXL, de TransCanada, Inc.

La vision du monde Lakota et la vision du monde Américaine concernant la terre et l’eau sont différentes, de même que nos visions du monde concernant le temps et l’espace. La vision du monde Américaine, à travers ses institutions, ses politiques, ses lois et règlements, dit que les officiels élus et nommés ont le droit de prendre la décision finale sur ce qui se passe dans notre espace partagé. Pour être plus claire, par le mot ‘notre’ je me réfère aux Lakota et aux Américains, et aux officiels élus ou nommés par opposition au reste de nous tous. Dans la vision du monde Lakota, chacun a droit à la parole, et une décision collective est prise par consensus. Il n’y a pas de hiérarchie, une personne n’est pas plus importante qu’une autre. Tous les gens sont importants et ont le droit de s’exprimer.

De mon point de vue, l’espace et la distance entre l’endroit où je vis et celui où TransCanada, Inc. veut mettre son KXL pour sables bitumineux, sont trop proches. Bien que l’endroit où je me repose la nuit et me lève chaque matin pour vivre une vie pour laquelle je suis reconnaissante, et le trajet du pipeline par Mission, Dakota du Sud, ou Murdo, Dakota du Sud, ou Lower Brule, Dakota du Sud, ou Faith, Dakota du Sud, soient à des centaines de kilomètres, pour moi, ce trajet est juste à côté. Toute cette région est chez moi.

Le trajet proposé pour le KXL et que vous avez pris en considération, passerait non seulement, ce qui est irresponsable, au-dessus de la nappe aquifère Ogallala, mais il traverserait aussi dangereusement beaucoup d’eaux de surface, entre autres le Fleuve Missouri et la Rivière Cheyenne. Tout cela est de l’eau sacrée, nous disons Mni Wicozani, c’est par l’eau qu’il y a de la vie. Sans eau il n’y a pas de vie.

Je vais vous parler de choses personnelles. J’ai reçu mon quatrième nom Lakota sur les rives de Cheyenne River, nommée par Grover Horned Antelope. Mon chant a été chanté par John Around Him, au cours d’une cérémonie conduite par Rocky Afraid of Hawk, avec pour témoins Celane Not Help Him et beaucoup d’Anciens Lakota hautement estimés. Mes enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants ont reçu leurs noms sur les berges de rivières. Mon mariage, il y a 36 ans, y a été béni.

Les bébés naissent sur les berges des rivières, les mariages y sont bénis, on y reçoit les noms. On donne ses enfants en mariage, le long des berges des rivières. Des cérémonies de guérison et de remerciements sont tenues le long des berges des rivières. Des gens y meurent, le long des berges de rivières. Des dizaines de milliers de ces cérémonies, ainsi que des cérémonies de Conservation et Libération de l’Esprit [du défunt], des cérémonies de passage d’une fille à l’âge de femme, et beaucoup d’autres cérémonies ont été et sont encore tenues le long des berges des rivières, pour notre Nation Lakota, pour des dizaines de milliers de gens, pour des dizaines de milliers de générations. L’eau fait partie des cérémonies Lakota, nous honorons et respectons l’eau.

Notre Nation Lakota a perdu beaucoup de parents au cours des générations, en se battant pour l’eau et la terre. Des Ancêtres sont morts le long des berges des rivières en combattant les pèlerins et les colons américains, le chemin de fer et les compagnies minières, et les empiètements des militaires des Etats-Unis sur nos territoires. Nos ancêtres vivaient une belle vie le long des berges des rivières, combattaient le long des berges des rivières, mouraient le long des berges des rivières et gagnaient leurs batailles, le long des berges des rivières. L’Amérique a reconnu et admis que cette eau et cette terre sont en territoire Lakota, comme il est prouvé par le Traité de Fort Laramie de 1851. L’Amérique et son gouvernement de citoyens violent ce Traité, qui a valeur de loi internationale, chaque fois qu’ils veulent faire de l’argent.

Maintenant que le monde a les Droits de l’Homme, la communauté internationale a reconnu et affirmé qu’en tant qu’Autochtones, la Nation Lakota a besoin de plus de protection, comme tous les peuples Autochtones, contre les multinationales et les gouvernements qui ne respectent pas les lois, ni les lois morales, ni les jugements humanitaires, y compris les Droits de l’Homme. Les Autochtones sont considérés comme ‘jetables’ dans leurs entreprises de profanation des terres et des eaux pour des profits personnels ou pour leurs entreprises privées, c’est pourquoi les Nations Unies ont adopté la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones, y compris ceux des Etats-Unis, pour fournir des règles directrices sur le respect des Droits Humains de tous les peuples. Cet acte a également été enfreint et sera encore enfreint par des officiels comme vous si vous approuvez le pipeline pour sables bitumineux KXL.

Le gouvernement des citoyens d’Amérique enfreint ses propres lois, établies pour protéger l’eau potable, non seulement pour approuver des pipelines, mais aussi des industries d’exploitation minière, comme l’exploitation d’uranium et la fracturation hydraulique. Des individus tels que vous enfreignent ces lois et ces doctrines. Vous n’êtes pas anonymes et ne devez pas vous cacher derrière vos titres gouvernementaux. Vous vivez ici et avez autant besoin de cette eau que moi. Les citoyens du Dakota du Sud et leurs organisations, toutes les Tribus du Dakota du Sud, ont dit non au KXL pour sables bitumineux de TransCanada. Maintenant c’est votre tour de dire non.

Vous êtes des êtres humains qui buvaient de l’eau, vous ne pouvez pas vivre sans eau. Pour je ne sais quelle raison, c’est vous qui avez l’autorité à ce jour pour protéger l’eau sacrée et tout ce qui vit dans ce passage à travers ce grand pays, en décidant de dire non à TransCanada, Inc. Vous pouvez arrêter cette destruction avant qu’elle ne commence, vous pouvez protéger ces terres et ces eaux pour ceux qui vivent maintenant et pour les générations à venir.

Le KXL peut contaminer l’eau souterraine et les eaux de surface non seulement avec son pétrole dégoutant de sables bitumineux, mais aussi avec les produits mortels avec lesquels il est mélangé, pour le liquéfier à une température constante de 65,5 degrés. La pression extrême, nécessaire pour le trainer sur des milliers de kilomètres, du départ au Canada, au terminus au Texas, est une force mortelle en soit, assez puissante pour couper un homme en deux s’il se trouve à proximité, si çà craque et explose. Le sens commun suffit à une personne intelligente pour comprendre que le KXL pour sables bitumineux est un serpent noir au venin mortel qui doit être maintenu loin de nos demeures et de notre environnement. Prendriez-vous la décision de laisser vivre un serpent à sonnette dans votre salle de séjour ou dans les chambres de vos filles et de vos fils ?

Faites que votre décision ne participe pas à la violation de la loi américaine, internationale et naturelle, en votant l’approbation du KXL pour sables bitumineux. N’ouvrez pas la porte de ce beau pays et de son eau au serpent noir qui pourrait entrer chez nous. Il ne fera pas la différence entre un Lakota et un Blanc. Les agriculteurs et éleveurs blancs risquent tout autant que nous, les Lakota. Beaucoup ont été frappés par la manipulation de TransCanada soutenue par le gouvernement, leurs ranches et leurs fermes ont été coupés en deux.

J’appelle chacun d’entre vous à être un homme, un véritable être humain, et à résister à cette menace pour notre eau et nos familles. Ne soyez pas lâche ou manipulé par l’entreprise et les chefs de gouvernements qui reçoivent de l’argent de l’entreprise pour approuver. Participez à la création d’une histoire saine, à laquelle les générations à venir se référeront, et seront heureuses de ce que leurs grands-pères et grand-mères se soient dressés sur la route de quelque chose de mauvais qui menaçait les gens.

Je vous demande instamment de voir au-delà du désir de partager l’autosatisfaction du réseau du ‘bon gars’ du Preneur de Graisse, flattant l’appétit de l’avidité insatiable. Je vous demande instamment de considérer le bon futur des garçons et filles Lakota, le bon futur des éleveurs et agriculteurs blancs et de garçons et filles blancs des villes, lequel futur est entre vos mains. Vous savez, il y a des failles que vous pouvez trouver pour dire non à TransCanada. Je vous demande instamment d’être brave et visionnaire et de ne pas vous contenter de vous tenir à distance, mais de résister contre le Preneur de Graisse.

Wioweya Najin Win, aka Debra White Plume
Owe Aku, Bring Back the Way
PO Box 325
Manderson, SD 57756
www.oweakuinternation.org

 

Sujet : Le dossier numéro HP12-001, le pipeline KXL de TransCanada

Par Debra White Plume
Publié sur Censored News
Traduction Christine Prat

19 juillet 2015

 

A la Commission des Services Publics du Dakota du Sud
500E Capitol Avenue
Pierre, SD 57501

 

Wioweya Najin Win miye. Mon nom anglais est Debra White Plume et mon adresse P.O. Box 325, Manderson, SD 57756. Je commente le dossier numéro HP12-001 concernant le Pipeline de Sables bitumineux KXL de TransCanada, Inc. pour le Commentaire Public du 26 juillet 2015 dans le Dakota du Sud.

La vision du monde Lakota et la vision du monde Américaine concernant la terre et l’eau sont différentes, car notre vision du monde concerne le temps et l’espace. La vision Américaine, à travers ses institutions, ses politiques, ses règlements et ses lois dit que les élus et les officiels nommés prennent la décision définitive sur ce qui se passe dans l’espace que nous partageons. En clair, par le mot ‘notre’ je me réfère aux Lakota et aux Américains, aux officiels élus/nommés et au reste d’entre nous. Dans la vision du monde Lakota, tout le monde a droit à la parole, une décision collective est obtenue par consensus. Il n’y a pas de hiérarchie dans laquelle une personne serait plus importante qu’une autre. Tous les gens sont importants et ont le droit de s’exprimer.

De mon point de vue, l’espace et la distance entre l’endroit où je vis et celui où TransCanada, Inc. veut faire passer son pipeline de sables bitumineux KXL sont trop proches. Bien que l’endroit où je pose ma tête pour dormir la nuit, où je me lève tous les matins pour vivre une vie pour laquelle je suis reconnaissante, et le trajet du pipeline par Mission, Dakota du Sud ou Murdo, Dakota du Sud, ou Lower Brule, Dakota du Sud, ou Faith, Dakota du Sud, peuvent bien être à des centaines de kilomètres, ce trajet est ici. Toute cette région est chez moi.

Le trajet que vous envisagez pour le KXL ne serait pas seulement délirant parce que situé au-dessus de la Nappe Aquifère Ogallala, il traverserait aussi dangereusement des eaux de surface, entre autres le Missouri et la Rivière Cheyenne. Ce sont toutes des eaux sacrées, nous disons Mni Wicozani, par l’eau il y a de la vie. Sans eau il n’y a pas de vie.

Je vais vous faire part d’un peu de mon histoire personnelle. J’ai reçu mon quatrième nom Lakota le long des berges de la Rivière Cheyenne, de Grover Horned Antelope. Mon chant a été chanté par John Around Him, au cours d’une cérémonie conduite par Rocky Afraid of Hawk, où étaient présents Celane Not Help Him et beaucoup d’Anciens Lakota hautement estimés. Mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants ont reçu leurs noms sur les berges de la rivière. Mon mariage, il y a 36 ans, a été béni là-bas.

Des bébés naissent sur les berges de la rivière, des mariages y sont bénis, des noms y sont donnés. Des cérémonies de cadeaux sont organisées sur les berges des rivières. Des cérémonies de guérison et de remerciements sont organisées sur les berges de la rivière. Des gens meurent là-bas, le long des berges des rivières. Des dizaines de milliers de ces cérémonies, tout comme la Conservation et la Libération des cérémonies de l’Esprit, les cérémonies de passage des filles à l’âge adulte, et beaucoup d’autres cérémonies ont été tenues et le sont toujours sur les berges de la rivière pour notre Nation Lakota, pour des dizaines de milliers de gens, pour des dizaines de milliers de générations. L’eau fait partie de toutes les cérémonies Lakota, nous honorons et respectons l’eau.

Notre Nation Lakota a perdu beaucoup de parents, sur des générations, en luttant pour l’eau et la terre. Des Ancêtres sont morts sur les berges de la rivière en combattants les pèlerins et les colons Américains, le chemin de fer et les compagnies minières, et l’Armée des Etats-Unis qui envahissait nos territoires. Nos ancêtres ont vécu une belle vie le long des berges des rivières, ont combattu le long des berges des rivières, sont morts le long des berges des rivières, et ont gagné leurs batailles le long des berges des rivières. L’Amérique a reconnu et admis que cette eau et cette terre sont en territoire Lakota, tel qu’il est prouvé par le Traité de Fort Laramie de 1851. L’Amérique et son gouvernement citoyen violent ce Traité, une loi internationale, chaque fois qu’ils veulent faire de l’argent.

Tandis que le monde a les Droits de l’Homme, la communauté internationale a reconnu et admis qu’en tant que peuples Autochtones la Nation Lakota a besoin de plus de protection, comme tous les peuples Autochtones, contre les compagnies privées et les gouvernements qui ne respectent ni les lois ni les jugements moraux et humains, y compris les Droits de l’Homme. Les Peuples Autochtones sont vus comme pouvant être sacrifiés, dans les actions qui profanent les terres et les eaux pour les profits personnels et ceux des entreprises privées, c’est pourquoi les Nations Unies ont adopté la Déclaration des Droits de Peuples Autochtones, y compris ceux des Etats-Unis, afin de fournir des modèles de conduite pour respecter les Droits de l’Homme de tous les peuples. Cette action est également enfreinte et le sera toujours plus par des officiels du gouvernement comme vous-mêmes, qui approuvez le pipeline pour sables bitumineux KXL.

Le gouvernement Américain des citoyens enfreint ses propres lois établies pour protéger l’eau potable, pour approuver non seulement des pipelines, mais aussi des industries minières comme l’exploitation d’uranium et la fracturation hydraulique. Des individus tels que vous enfreignent ces lois et ces doctrines. Vous n’êtes pas anonymes et ne devez pas vous cacher derrière vos titres officiels. Vous vivez ici et avez besoin de cette eau autant que moi. Les citoyens du Dakota du Sud et leurs organisations, toutes les Tribus du Dakota du Sud, ont dit non au pipeline de sables bitumineux KXL de TransCanada. Maintenant c’est votre tour de dire non.

Vous êtes des êtres humains qui boivent de l’eau, vous ne pouvez pas vivre sans eau. Pour une raison quelconque, vous avez l’autorité aujourd’hui pour protéger l’eau sacrée et toute la vie dans tout ce corridor à travers ce pays immense, en décidant de dire non à TransCanada. Vous pouvez arrêter cette destruction avant qu’elle ne commence, vous pouvez protéger les terres et les eaux pour ceux qui vivent maintenant et pour les générations à venir.

Le KXL peut polluer l’eau souterraine et les eaux de surface, non seulement avec son sale pétrole de sables bitumineux, mais aussi avec tous les produits chimiques mortels qui y sont mélangés afin de le liquéfier à une température constante de 65 degrés. La pression extrême nécessaire pour le trainer sur des milliers de kilomètres de son point de départ au Canada jusqu’au terminal duTexas, est en elle-même une force mortelle, suffisante pour couper un homme en deux s’il est à proximité quand çà casse ou explose. Le sens commun suffit à une personne intelligente pour savoir que le pipeline de sables bitumineux KXL est un serpent noir avec un venin mortel qui doit être éloigné de nos habitations et de notre environnement. Prendriez-vous la décision de faire vivre un serpent à sonnettes dans votre salle de séjour ou dans les chambres de vos enfants ?

Faites que votre décision ne soit pas une violation de plus de la loi américaine, internationale et naturelle en votant pour le pipeline de sables bitumineux KXL. N’ouvrez pas la porte de ce beau pays et de cette eau au serpent noir, de sorte qu’il pourrait entrer chez vous. Il ne se préoccupe pas de distinguer si il a affaire à un Lakota ou à un Blanc. Les fermiers et éleveurs blancs courent autant de risques que nous les Lakota. Beaucoup d’entre eux ont été touchés par la manipulation de TransCanada soutenue par le gouvernement, et leurs ranchs et leurs fermes ont été coupés en deux.

J’appelle chacun de vous à être un homme, un vrai, un être humain, et à être contre cette menace pour notre eau et nos familles. Ne soyez pas lâches, ne soyez pas des marionnettes de la firme privée et des membres du gouvernement qui touchent de l’argent de la compagnie. Participez à la création d’une histoire dont les générations à venir seront fières, et heureuses que leurs grands-pères et grands-mères aient fait obstacle à un mal venant vers le peuple.

Je vous prie instamment de voir au-delà du désir de prendre part aux claques dans le dos des bons gars du réseau du Preneur de Graisse, en satisfaisant aux appétits d’une convoitise insatiable. Je vous prie instamment de penser à un bon avenir pour les garçons et filles Lakota, un bon avenir pout les éleveurs et fermiers blancs et les garçons et filles des villes blanches, dont l’avenir est entre vos mains. Vous savez comment trouver les failles pour dire non à TransCanada. Je vous prie instamment d’avoir du courage et d’être visionnaires, et de ne pas seulement vous distinguer, mais de vous élever contre le Preneur de Graisse.

Wioweya Najin Win, aka Debra White Plume
Owe Aku, Bring Back the Way (Retrouvez la Voie)
P.O. Box 325
Manderson, SD 57756
www.oweakuinternational.org

 

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(AP Photo/Gregory Bull)

 

 

LA VIOLENCE SEXUELLE DES ‘CAMPS MASCULINS’ DE TRAVAILLEURS DU PETROLE PORTEE A L’ATTENTION DES NATIONS UNIES

Publié sur le site Lakota Law Project Report
Le 26 mai 2015
Traduction Christine Prat

Le 21 avril, une coalition d’Autochtones et d’organisations pour les droits des femmes ont formellement demandé aux Nations Unies l’intervention du Mécanisme d’Experts sur les Droits des Peuples Autochtones contre le problème inquiétant de la violence sexuelle aux alentours des sites d’extraction de carburants fossiles dans les régions des Grands Lacs et des Grandes Plaines.

Le Dr. Dawn Memee Harvard, de l’Association des Femmes Autochtones du Canada, a présenté cet appel à l’action au nom de Honneur de la Terre, la Société Brave Heart, le Centre de Ressources pour les Femmes Indiennes du Minnesota, One Billion Rising, le Réseau des Femmes Autochtones et d’autres.

Leur rapport se concentre sur les champs pétrolifères de Bakken dans le Dakota du Nord et le Montana, ainsi que sur l’Alberta, la région des sables bitumineux au Canada. Les grandes opérations de forage de pétrole attirent de grands ‘camps masculins’ de travailleurs déracinés, connus pour amener avec eux une culture de violence. Ces flux intermittents représentent une forte perturbation pour les habitants de ces zones – particulièrement pour les femmes.

Un changement radical de la proportion des sexes dans ces petites villes rurales transforme les dynamiques sociales pour le pire. Les représentants de la loi ont constaté une très forte augmentation de la violence domestique et du trafic d’êtres humains dans de telles zones.

Dans son rapport, le groupe détaille les faits caractéristiques de l’épidémie et décrivent les aspects de l’histoire Autochtone, comme le génocide, la colonisation et l’oppression systématique, qui contribuent à la violence à laquelle les femmes et les petites filles sont exposées aujourd’hui.

« La violence s’exerce tous les jours contre notre terre et notre eau, ces choses absolument vitales pour notre existence même » dit Patina Park, Directrice Exécutive du Centre de Ressources pour les Femmes Indiennes du Minnesota, « nous ne pouvons nous étonner de ce que des gens qui violent notre terre violent aussi les gens. Nous devons faire quelque chose pour empêcher que çà continue. »

Les Nations Unies ont discuté de la requête à la Quatorzième Session du Forum Permanent des Nations Unies sur les Questions Autochtones, tenue à New-York pendant la dernière semaine d’avril. Une partie de la mission de la coalition est de faciliter les auditions du Rapporteur Spécial dans les différents endroits affectés par l’épidémie – les membres ont l’intention de commencer le plus vite possible.

Le lien préoccupant entre la violence sexuelle et les opérations concernant les carburants fossiles est indéniable et nous espérons que les Nations Unies et d’autres instances majeures reconnaitront cette réalité et entreprendrons l’action nécessaire. Le Projet Légal du Peuple Lakota applaudit la coalition pour leur effort pour faire aboutir ce résultat et continuera à informer sur le statut de cette question urgente.

 

Sur les ‘camps masculins’ voir
Article de la Société de la Femme Bison Blanc du 18 août 2013
Article de Faith Spotted Eagle du 22 avril 2014
Article sur la résistance de Rosebud au Keystone XL

 

 

 

‘SHELL NON !’ DES ACTIVISTES AUTOCHTONES AFFRONTENT SHELL DANS DES REUNIONS D’ACTIONNAIRES AUX PAYS-BAS ET A LONDRES POUR METTRE UN TERME AU FORAGE DANS L’ARCTIQUE

Par Indigenous Environmental Network
Publié sur Censored News
Le 18 mai 2015

– La délégation assistera à l’Assemblée Générale Annuelle de Shell à La Haye mardi 19 mai à 9h GMT au Circustheater, Circusstraat 4, 2586 CW La Haye.

– Mae et Faith seront aussi à Londres et participeront à une action directe non-violente devant le lieu de la réunion des Investisseurs de Shell Londres, le jeudi 21 mai, à 10h GMT Central Hall Westminster, Storey’s Gate, Westminster, London SW1H 9NH, Royaume-Uni.

Lundi 18 mai 2015 – Une délégation de femmes Autochtones activistes sont en route pour à l’Assemblée Générale Annuelle de Shell à La Haye pour appeler à mettre fin au développement offshore dans l’Arctique. Mae Hank et Faith Gemmill-Fredson ont participé à une action de ‘flotilla’ de masse à Seattle samedi dernier, au cours de laquelle des centaines de gens ont manifesté près de la plate-forme de forage de Shell, Polar Pioneer, amarrée dans le Port de Seattle au Terminal 5 [1].

« Notre culture et nos moyens d’existence dépendent de la baleine boréale, du morse, du phoque et du poisson. Comment Shell peut-il continuer une opération aussi risquée alors que des vies humaines sont en jeu ? » demande Mae Hank. « Shell a 75% de chance de provoquer une marée noire dans la région si ils continuent à forer. On ne peut tout simplement pas faire confiance à Shell pour de telles opérations. »

La délégation est hébergée par le Réseau Sables Bitumineux Royaume-Uni, qui assistera également à la réunion pour appeler Shell à abandonner définitivement les sables bitumineux, même si çà doit entrainer la suspension de projets majeurs [2].

« Shell joue sur le risque pour le climat en maintenant des projets d’extraction de sables bitumineux sur la glace » dit Suzanne Dhaliwal, directrice du Réseau Sables Bitumineux Royaume-Uni [3], « Shell insiste pour prendre la direction du changement climatique, tout en forçant la communauté mondiale à vivre avec une bombe climatique, avec des projets comme l’extraction de sables bitumineux en Alberta. Nous devons effectuer une transition immédiate des sources d’énergie extrêmement polluantes vers une économie à faible taux de carbone, et ne pas jouer aux dés avec le climat [4]. »

 

Notes :

1. http://www.theguardian.com/business/2015/may/16/paddle-in-seattle-shell-arctic-oil-drilling
2. http://www.theguardian.com/environment/2015/feb/24/shell-shelves-plan-for-tar-sands-project-in-face-of-low-oilprices
3. http://www.no-tar-sands.org
4. http://www.theguardian.com/environment/2015/may/17/shell-accused-of-strategy-risking-catastrophic-climatechange

 

Faith Gemmill-Fredson (Neets’aii Gwich’in, Pit River et Wintu) d’Arctic Village, en Alaska, est la fondatrice et directrice exécutive de REDOIL (Résister à la Destruction de l’Environnement sur les Terres Autochtones). REDOIL est un réseau de base créé par des Autochtones d’Alaska pour partager des connaissances, des expériences et des stratégies pour faire face aux effets néfastes des carburants fossiles, de l’extraction minière et du changement climatique en Alaska. Faith est membre du conseil d’administration du Traité International Indien (IITC). Faith est aussi actuellement Vice-Présidente de l’Alliance Indienne Environnementale de Californie.

Mae R. Hank, Inupiat de Point Hope (AKA – Tikigaq), en Alaska. Mae est habitante et membre de la tribu du Village Autochtone de Point Hope. Mae a été membre du Conseil Tribal du Village Autochtone de Point Hope pendant dix ans. Mae est une ex-employée du District de North Slope et de la Ville de Point Hope, et ex-directrice exécutive du bureau du Conseil Tribal du Village Autochtone de Point Hope. Parmi ses nombreuses réalisations, elle a aussi travaillé pour le comité de Recherche et Sauvetage de Point Hope. Mae est mère de famille, et, ce qui est plus important, grand-mère de 17 petits-enfants. Mae a été active, et s’est fait beaucoup entendre, comme opposante au développement offshore depuis 38 ans. Son principal désir est de sauvegarder les droits des Inupiat de continuer à mener leur mode de vie traditionnel en s’assurant que l’océan reste pure afin que la culture baleinière des Inupiat puisse continuer dans l’Arctique. La Royal Dutch Shell et d’autres multinationales pétrolières font maintenant peser des menaces sur les Inupiat par leurs activités de forage dans les mers de Beaufort et Chukchi, de l’Océan Arctique. C’est une menace directe pour les Inupiat et leurs droits à continuer leur culture baleinière traditionnelle, comme ils l’ont fait depuis des milliers d’années.

 

Vous pouvez demander des photos et interviews à
Suzanne Dhaliwal, suzanne@no-tar-sands.org

DES NATIONS TRIBALES DEMANDENT AU PRESIDENT OBAMA DE REJETER LE KXL ET DEMANDENT UNE RENCONTRE D’URGENCE AVEC LE MINISTERE DE L’INTERIEUR

L’Association des Présidents Tribaux des Grandes Plaines exprime des inquiétudes dues à l’exclusion des intérêts tribaux du débat sur l’oléoduc pour sables bitumineux et de l’impact sur les Droits du Traité

 

Par Indigenous Rising
Publié sur Censored News
Jeudi 15 janvier 2015
Traduction Christine Prat
See original article in English and German translation on Censored News

 

Rapid City, Dakota du Sud – John Steel, Président de l’Association des Présidents Tribaux des Grandes Plaines (GPTCA) et Président de la Tribu Sioux Oglala, a envoyé hier une lettre officielle au Président Barak Obama pour lui faire part d’inquiétudes tribales urgentes concernant l’impact du projet de pipeline Keystone XL sur les terres tribales. La lettre pressait le Président de rejeter le permis présidentiel pour le Keystone XL et l’informait des activités en cours d’une Commission d’Utilité Publique du Dakota du Sud pour requalifier le permis de construire pour cet état et demandait une rencontre avec le Ministre de l’Intérieur Sally Jewell pour discuter des inquiétudes tribales au sujet du pipeline. La GPTCA est constituée de 16 Tribus Indiennes Souveraines des états du Dakota du Nord, du Dakota du Sud et du Nebraska.

« Nous demandons une réunion urgente avec Sally Jewell, du Ministère de l’Intérieur, qui, en tant qu’administration dont nous dépendons, a la responsabilité d’entendre les chefs tribaux au cours d’une rencontre de gouvernement à gouvernement » déclare le Président Steele dans sa lettre au Président Obama. « Nous sommes prêts à présenter nos inquiétudes afin de les inclure dans la Déclaration Finale d’Impact Environnemental (FEIS) concernant les effets que le pipeline Keystone XL pourrait avoir sur les terres tribales, ainsi que sur nos sites sacrés, nos ressources culturelles et naturelles, et les droits sur l’eau protégés par traité et autres accords. »

Le Réseau Environnemental Autochtone, une organisation internationale à but non-lucratif pour la justice environnementale, travaille avec la GPTCA et les chefs Oceti Sakowin du Dakota du Sud, à une campagne contre le Keystone XL et le développement d’une infrastructure pour les sables bitumineux. Le Réseau Environnemental Autochtone et d’autres chefs Oceti Sakowin ont déclaré leur soutien à la lettre du Président Steel au Président Obama.

Robert Flying Hawk, Président Tribal Sioux Ihanktonwan/Yankton déclare: « Les Yankton sont catégoriques quant à la rencontre avec le Ministre Jewell au sujet de l’intrusion de Transcanada dans notre territoire, étant donné que ce n’est pas une affaire mineure. Nos droits sur l’eau, la protection de nos ressources culturelles et la sécurité des enfants et familles Oceti Sakowin surpassent n’importe quelles influences des Grandes Compagnies Pétrolières sur le Congrès. Nous sommes fermement solidaires de tous les autres chefs des Oceti Sakowin et Peuples Autochtones affectés par les sables bitumineux. »

Tom Goldtooth, Directeur Exécutif du Réseau Environnemental Autochtone déclare : « Nous sommes solidaires de nos parents Oceti Sakowin et encourageons le Ministère de l’Intérieur à désapprouver un permis pour le KXL et à donner au Président Obama une raison de plus pour rejeter ce pipeline pour sables bitumineux polluants. Nous le demandons pour le bien de la terre, de l’eau, de nos communautés, de nos sites sacrés et pour l’intégrité territoriale du caractère sacré de Notre Mère la Terre. »