ARRÊTEZ LE GÉNOCIDE CULTUREL !

Publié par Protect The Peaks
Le 8 juin 2019
Egalement publié sur
Censored News
Traduction Christine Prat

FLAGSTAFF, Arizona – La station de ski controversée Arizona Snowbowl projette de reprendre ses attaques contre les Peuples Autochtones et l’environnement, sous forme d’un “Plan Général d’Aménagement” qui menace les Pics Sacrés San Francisco d’une nouvelle expansion et d’une nouvelle profanation.
Des représentants de Snowbowl ont tenu des réunions secrètes avec des politiciens de la région pour s’assurer d’un soutien politique pour leur projet, mais cependant n’ont rencontré aucun représentant des Nations Autochtones. Bien que les détails du projet n’aient pas encore été publiés, Snowbowl a révélé songer à de nouveaux équipements, de nouveaux remonte-pentes, 5 nouvelles pistes, du ski de nuit, et de la tuyauterie.
Les propositions de Snowbowl, qui constitueraient une profanation à longueur d’année, incluent “une piste de luge sur rail, une piste de luge d’été, un circuit de tyrolienne, du VTT, l’extension du golf circulaire, un mur d’escalade, et des concerts en plein air.”

Snowbowl a déclaré avoir l’intention de soumettre les projets d’expansion au Service des Forêts des Etats-Unis pendant l’été 2019. Cela entraînerait une procédure selon la Loi sur la Politique Environnementale Nationale (NEPA) et exigerait une forme quelconque de participation et de commentaires du public, ce qui, selon Snowbowl, devrait se faire dès l’automne 2019. “La réalisation des projets proposés devrait commencer au plus tôt en 2021.”

Dans un document intitulé “Arizona Snowbowl Livre sa Vision pour le Prochain Chapitre,” le propriétaire du domaine skiable James Coleman, de Mountain Capital Partners, déclare “Nous sommes guidés par notre mission ‘le Ski d’abord’.”

Les Pics San Francisco sont situés dans le Nord de l’Arizona et gérés par le Service de la Forêt Nationale de Coconino, en tant que terres publiques.
Les Pics sont considérés comme sacrés depuis des temps immémoriaux par les Diné (Navajo), les Hopi, les Zuni, les Tewa, les Hualapai, les Havasupai, les Apaches Yavapai, les Yavapai-Prescott, les Apaches Tonto, les Apaches de White Mountain, les Apaches de San Carlos, les Paiutes du Sud San Juan, les Apaches Mohave de Fort McDowell, et les Acoma.

Depuis des décennies, des Nations Autochtones et des groupes de défense de l’environnement ont entamé de nombreuses poursuites en justice pour mettre un terme à l’expansion de la zone de ski. Ces affaires ont constitué des précédents légaux pour la liberté religieuse des Autochtones et les sites sacrés.
Après que ces affaires en justice aient échoué et que de nombreuses actions directes aient été organisées, Snowbowl a abattu des arbres pour faire de nouvelles pistes, construire de nouveaux remonte-pentes, et est devenue la première station de ski au monde à faire de la neige artificielle avec 100% d’eaux usées recyclées. Snowbowl est actuellement autorisée par le Service des Forêts des Etats-Unis, à utiliser 800 millions de litres d’eau d’égout par saison. Bien que des groupes de défense de l’environnement aient prévenu que les eaux usées recyclées contenaient des produits pharmaceutiques, des hormones, et des gènes favorisant la résistance des bactéries, la ville de Flagstaff maintient son contrat de vente d’eaux usées à la station de ski.

“Snowbowl, le Service des Forêts et la ville de Flagstaff font des profits en tuant les cultures Autochtones,” dit Klee Benally, un bénévole de Protect The Peaks. “Nous devons bloquer l’attaque par Snowbowl de notre survie culturelle et de nouvelles destructions écologiques. La Loi sur la Politique Environnementale Nationale et les tribunaux nous ont déjà trahis, nous ne devons pas trahir nos ancêtres ni les générations à venir.”

#stopsnowbowl #protectthepeaks #defendthesacred

AGISSEZ :

Prenez contact avec la Superviseuse de la Forêt du Comté de Coconino, Laura Jo West et exigez la révocation du Permis d’Utilisation Spéciale de Snowbowl, et que ses services empêchent toute nouvelle profanation des Pics Sacrés San Francisco.
Email : ljwest@fs.fed.us
Adresse : 1824 S. Thompson St., Flagstaff AZ 86001
Tél. : (+1 928) 527-3600
Heures d’ouverture : 8h à 16h, du lundi au vendredi (sauf jours fériés)

Prenez contact avec le Conseil Municipal de la ville de Flagstaff et demandez leur “rompre immédiatement leur contrat avec Snowbowl.”
Email : council@flagstaffaz.gov
Tél. : (+1 928) 213-2015

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Les San francisco Peaks

 

« Nous avons très peu d’options quand il s’agit de protéger des terres sacrées. Nous sommes forcés d’aller devant les cours internationales, parce que nous ne pouvons pas obtenir réparation aux soi-disant Etats-Unis, où nous n’avons absolument aucune garantie pour la protection de notre liberté religieuse. Pouvons-nous vraiment attendre une quelconque justice de ces institutions coloniales qui continuent de profiter de la destruction de Notre Mère la Terre ? La lutte menée depuis des décennies pour Protéger les Pics [San Francisco] est directement reliée aux bataille pour Sauver la Confluence, Sauver OAK FLAT Campground, stopper les expulsions forcées et Peabody Energy à Big Mountain, arrêter l’extraction d’uranium au Mont Taylor et à Red Butte, la Montagne du Sud [défendue par] le Collectif des Jeunes Akimel O’odham, mettre fin à la profanation du Mont Graham, Protéger Medicine Lake de la profanation par l’énergie géothermique « verte », protéger Mauna Kea, défendre Bear Butte et les milliers d’autres sites sacrés menacés. Joignons nos luttes et transformons nos communautés en forces socioculturelles qui assureront une survie et une vitalité culturelle pour les générations à venir. »

Klee Benally, 2 mars 2015, sur Facebook
Traduction Christine Prat

 

LA NATION NAVAJO PRESENTE UNE PETITION A LA COMMISSION INTERAMERICAINE DES DROITS DE L’HOMME CONTRE LE GOUVERNEMENT FEDERAL DES ETATS-UNIS

Par la rédaction de Native News Online
2 mars 2015
Traduction Christine Prat

ST. MICHAELS, Navajo Nation – N’ayant aucun moyen légal, dans la loi des Etats-Unis, de protéger Dook’o’oosliid, aussi connus comme les San Francisco Peaks, au nord de Flagstaff, Arizona, la Nation Navajo a présenté une pétition à la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme contre le gouvernement des Etats-Unis pour violation des droits de l’homme du peuple Navajo. La Commission est l’organe principal de l’Organisation des Etats Américains (OAS) dont la mission est de promouvoir et protéger les droits de l’homme sur les continents américains. Les Etats-Unis sont membre de l’OAS depuis 1948, et ont donné leur accord pour se plier à la Déclaration Américaine des Droits et Devoirs de l’Homme, un instrument des droits de l’homme fondamental de l’OAS.

La pétition concerne les violations des droits du peuple Navajo à la religion, la culture et la protection judiciaire contre l’utilisation d’eaux usées recyclées pour faire de la neige au profit d’une entreprise commerciale de ski sur les San Francisco Peaks, un site sacré pour les Navajo. Anthony Lee, Président de l’Association des Hommes-Médecine, déclare : « Les sites sacrés sont menacés continuellement et aussi profanés et soumis à l’exploitation. » Lee dit aussi que la livraison d’eau d’égout traitée ou « eaux usées recyclées » est « faite pour les propriétaires de la station de ski qui y ont un intérêt direct. »

Les San Francisco Peaks sont sacrés pour les Navajo et 13 autres tribus du sud-ouest. Les hommes et femmes médecine Navajo croient que l’utilisation d’eaux usées recyclées détruit la pureté spirituelle de la végétation qui pousse sur Dook’o’oosliid et des herbes qu’ils collectent pour les cérémonies. Lee décrit aussi les propriétés rituelles de Dook’o’oosliid : « çà fait partie du contenu des sacs-médecine et c’est au cœur de nos inquiétudes. C’est inhérent et omniprésent dans les sacs-médecine. »

La Nation Navajo a appris que la Ville de Flagstaff avait mis fin à l’accord de cinq ans pour la fourniture d’eaux usées à [la station de ski] Snowbowl et l’avait remplacé par un nouvel accord de 20 ans, d’après des articles parus dans la presse. La Ville de Flagstaff n’a pas signalé le nouvel accord à la Nation Navajo, elle n’a pas non plus donné de possibilité de consultation ou de commentaire publique.

Henry Barber, Président, de l’Association des Hommes-Médecine Diné, déclare : «Nous voulons que les Etats-Unis respectent nos croyances spirituelles et les entités commerciales devraient aussi avoir du respect pour nous (les Navajo), pour pouvoir maintenir nos croyances spirituelles. »

Barber a de fortes inquiétudes sur les effets des lois des Etats-Unis sur les sites sacrés et la religion des Autochtones et il note : « En ce qui concerne les lois fédérales, nous voulons qu’elles respectent nos croyances spirituelles de notre point de vue et nous voulons avoir la liberté de pratiquer et maintenir nos croyances. » Barber a ajouté que les droits de l’homme du peuple Navajo n’étaient ni protégés ni respectés par « le gouvernement fédéral, et qu’ils sont fortement niés par la commercialisation et les pratiques politiques. » C’est pourquoi, dit-il, l’Association des Hommes-Médecine Diné croit que la pétition à la Commission Interaméricaine est appropriée et absolument nécessaire.

La pétition à la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme donne à la Nation Navajo et à son peuple une voix dans la sphère internationale pour exprimer leurs graves inquiétudes quant au manque d’intérêt du gouvernement fédéral lorsqu’il s’agit d’entendre la Nation Navajo au sujet des sites sacrés. « Nous avons l’obligation de prendre soin de ce qui nous a été donné par Diyin Diné » dit Steven Benally, Président de Azee Bee Nahagha de la Nation Diné. Benally dit encore qu’ « il y a un dicton que nos grand-pères et grand-mères nous transmettent, qui dit que nous ‘ne devrions pas perdre l’espoir’ et qu’il y a toujours une occasion de faire quelque chose pour nous-mêmes et que nous avons cette chance. » Benally souligna que les Navajo sont résilients et ont l’espoir que le résultat de la pétition permettra d’obtenir réparation des Etats-Unis en ce qui concerne les violations des droits de l’homme.

La Commission des Droits de l’Homme de la Nation Navajo a aussi engagé des contacts avec les instances des Nations Unies contrôlant les traités et avec le Conseil des Droits de l’Homme des Nation Unies dans l’espoir de renforcer la protection des droits de l’homme des Navajo aux Etats-Unis.

« Les Etats-Unis doivent assumer la responsabilité de s’engager à protéger les droits de l’homme des Navajo conformément à ses obligations selon la Charte de l’Organisation des Etats Américains » dit Leonard Gorman, Directeur Exécutif de la Commission des droits de l’homme de la Nation Navajo.

 

Voir aussi:

Histoire de la station de ski sur les San Francisco Peaks

Discours de Klee Benally sur les sites sacrés, avec quelques précisions sur les problèmes cités

 

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FABRIQUER DE LA NEIGE EST LEGAL, MAIS LES REGLES DE L’ADEQ (SERVICE DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT) ET LE CONTRAT AVEC LA VILLE N’AUTORISENT PAS LES EAUX USEES RECYCLEES POUR FAIRE DU SKI

Par True Snow
See original article in English
Traduction Christine Prat

FLAGSTAFF, Arizona, 26 décembre 2012 – La firme Arizona Snowbowl a commencé à faire de la neige à la station de ski d’altitude sur les Pics San Francisco le 24 décembre 2012 et a eu la surprise de découvrir qu’elle était très jaune. Aujourd’hui, les gens de Snowbowl ont eu une nouvelle surprise lorsque l’organisation True Snow a découvert que skier n’est pas une réutilisation autorisée d’eau d’égout traitée.

Hier, nous, de True Snow, avons annoncé qu’Arizona Snowbowl violait son contrat avec la ville en n’ayant pas placé de panneaux bien visibles. Après avoir bien inspecté la station, nous avons pu découvrir deux panneaux placés à plus de 3 mètres du sol et mesurant environs 20cm sur 20cm. Cependant, ces pancartes n’utilisent pas les termes spécifiés dans le contrat avec la ville. En fait, ils sont violets et ressemblent plus à une proclamation de leurs efforts de conservation qu’à un quelconque avertissement.

En lisant le contrat avec la ville et les lois de l’ADEQ (Service de la Qualité de l’Environnement d’Arizona) sur les eaux usées pour voir si les panneaux d’avertissement étaient nécessaires, nous avons trouvé que toutes sortes de choses faites par Arizona Snowbowl sont tout simplement illégales. Donc nous avons ce jour déposé une plainte auprès de la Ville de Flagstaff et de l’ADEQ demandant que la ville suspende ses livraisons d’eau et finalement révoque le contrat dans sa totalité étant donné qu’il ne peut être remédié à certaines des infractions.

« Bien que la loi de l’état autorise l’eau recyclée classée A+ à contenir des organismes fécaux coliformes et des virus entériques, beaucoup de gens semblent croire que les standards de recyclage A+ signifient que l’eau est assez propre et saine pour être bue. Cette erreur courante sur l’eau recyclée donne aux gens un sentiment infondé de sécurité. Aucun panneau d’avertissement, descriptif ou non, ne peut empêcher l’ingestion de neige d’égout en skiant. Il est de la responsabilité de la ville de faire respecter la loi et d’annuler le contrat » dit Katie Nelson, une bénévole de True Snow.

« Je suis profondément déçu que les autorités locales et celles de l’état d’Arizona n’obligent pas Arizona Snowbowl à respecter la lettre de la loi. C’est totalement irresponsable, de la part de la Ville et de l’ADEQ de ne rien faire et de laisser les gens de Snowbowl faire tout ce qu’ils veulent. La santé de tous les skieurs, snowboarders et employés de la station est entre leurs mains et ils semblent s’en moquer » dit Rudy Preston, fondateur de True Snow. « Quand j’ai décidé d’étudier de plus près le contrat avec la Ville et les lois d’Arizona, j’ai été sidéré de découvrir que skier sur de l’eau d’égout recyclée est illégal. Nous avons déposé une plainte auprès de l’ADEQ immédiatement. »

Il a été constaté que Snowbowl agit en violation de nombreuses lois de l’état et de points du contrat avec la Ville.

« Des avertissements insuffisants ou manquants à des tuyaux ne satisfaisant pas aux normes, il semble qu’Arizona Snowbowl a du pain sur la planche pour assurer la santé et la sécurité de ses clients et employés. L’eau d’égout traitée coule jusqu’aux chalets et aux espaces où on mange et jusqu’aux robinets et aux éviers, comment Snowbowl peut-elle empêcher cela ? » demande Rudy Preston.

« Nous, à True Snow, ne voyons pas comment des administrations responsables ont pu autoriser Snowbowl à réaliser ce projet même si skier sur cette neige avait été légal selon la loi d’Arizona – ce qui n’est pas le cas. Seule la fabrication de neige est autorisée comme réutilisation direct d’eaux usées traitées. »

Texte intégral de la plainte contenant la liste de toutes les infractions :
http://truesnow.org/images/letter-of-complaint-12-26-2012-true-snow.pdf

Texte du contrat avec la Ville :
http://truesnow.org/images/city-contract.pdf

Texte des lois d’Arizona sur l’eau recyclée :
http://truesnow.org/images/18-09.pdf

Photos haute definition, par Katie Nelson, fichier zip:
https://docs.google.com/open?id=0B9AUXPXEUmRJS1NtaWVMdHBPVEU

Contact:
Rudy Preston
info@truesnow.org
tél. : (+1) 480 382 5288