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Samedi 2 avril, de nombreux Navajos et autres manifestants ont protesté et organisé une veillée à Winslow pour Loreal Tsinijini, une jeune Navajo tuée de cinq balles par un policier. Mardi 5, une veillée a été organisée à Paris à l’initiative d’Idle No More France. A Nantes, une bougie et un tambour Mohawk ont rendu hommage à Loreal.

Le samedi à Winslow, les Autochtones étaient nombreux à la veillée en hommage à Loreal, qui devait se tenir devant le commissariat de police de Winslow. Des membres de la famille de Loreal ont prononcé de nombreux discours. Klee Benally, présent à la veillée a déclaré que « c’était impressionnant de voir tant de gens si profondément contre le racisme et la violence policière. Indépendamment des organisations et des politiciens, c’était clair que le pouvoir était au peuple. » Il y a cependant eu quelques problèmes avec des flics qui auraient voulu que les gens se tiennent dans une ‘zone approuvée’, arguant que leur présence en dehors de cette zone était ‘préjudiciable pour le tourisme’. Un commerçant avait appelé les KleeWinslowDemo3-4-2016fflics. Klee Benally: « Apparemment, c’était une menace pour le capitalisme et la suprématie blanche. Un commerçant raciste les [les manifestants] a d’abord affronté puis a appelé les flics. Tout comme lui, ils étaient perturbés du fait que les protestataires avaient quitté la zone permise et ‘nuisaient au tourisme’. » Finalement, les flics ont dû laisser tomber vu la détermination des gens qu’ils avaient voulu intimider.

KleeCopWhoKilledLorealEntretemps, le flic tueur a été identifié. Il avait déjà fait l’objet de sanctions disciplinaires pour des actes illégaux. Il semble aussi qu’il appartienne à un mouvement d’extrême droite raciste, en tous cas, il porte le t-shirt.

 

 

 

 

 

Klee Benally a rappelé que le plus important maintenant était d’aider la famille de Loreal.
Pour les dons: www.gofundme.com/loreal

 

Le mardi 5 avril, une veillée a eu lieu à Paris à l’initiative de membres d’Idle No More France.

 

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VIOLENCE POLICIERE, COLONIALISME, ET JUSTICE POUR LOREAL, JEUNE FEMME NAVAJO TUEE PAR LA POLICE

Commentaire de Klee Benally
sur Indigenous Action Media
30 mars 2016
Traduction Christine Prat

D’après la base de données du Guardian intituléeThe Counted, People killed by police in the US’, 1403 personnes ont perdu la vie du fait du terrorisme policier aux Etats-Unis depuis 2015.

(Photo courtesy of Adam James)

Cependant, nous ne parlons pas ici de quelques ‘mauvais’ flics, c’est tout le système qui est pourri jusqu’au trognon. Cette réalité nous a touchés près de chez nous, dimanche dernier, quand une jeune femme Diné de 27 ans, Loreal Juana Barnell Tsinijini a été abattue par un officier de police de Winslow, en Arizona, qui, parait-il, réagissait à un acte de vol à l’étalage. Apparemment, le fonctionnaire s’est senti menacé parce qu’elle avait des ciseaux.

53 personnes ont été tuées par des flics en Arizona depuis 2015. Personne n’a été tué avec des ciseaux.

La violence policière est enracinée dans le système de suprématie blanche, d’hétéro patriarcat, de capitalisme et de colonialisme. D’après le Professeur Victor E. Kappeler, de l’Université de l’Est du Kentucky, « Les colons de Nouvelle-Angleterre ont nommé des agents de police Indiens pour surveiller les Autochtones (National Constable Association, 1995), la police de St. Louis a été fondée pour protéger des Autochtones les résidents de cette ville sur la frontière*, et beaucoup de services de police du sud ont fondé des patrouilles d’esclaves. En 1704, la colonie de Caroline a créé la première patrouille d’esclaves du pays. Les patrouilles d’esclaves aidaient à maintenir l’ordre économique et assistaient les riches propriétaires terriens pour retrouver et punir des esclaves, qui étaient vus essentiellement comme propriété. »

D’après un recensement de 2010, plus de 25% des 10 000 habitants de Winslow sont Autochtones. Bien que Winslow soit considérée comme une ville ‘frontière’ de la Nation Navajo, comme Farmington, Nouveau-Mexique, Durango, Colorado, et plus près, Flagstaff, ce sont des territoires volés imprégnés d’un héritage de violence coloniale et de guerre de classes, qui retentissent encore des effets d’un traumatisme historique et d’une série de désordres sociaux (c.à.d. la pauvreté) qui y sont associés et affectent les relations de pouvoir jusqu’à nos jours. La Ville de Flagstaff, qui a approuvé la profanation des Pics San Francisco (sacrés pour plus de 13 Nations Autochtones), fait arrêter en moyenne plus de 3000 Autochtones par an, alors que seulement 7000 se considèrent comme habitants de Flagstaff. Des arrestations disproportionnées dues au profilage racial ne sont pas l’exception, on peut s’y attendre dans des environnements tellement hostiles.

Des petits changements sporadiques dans le fonctionnement de la police, tels que le port d’appareils photo, des stages de sensibilisation culturelle, et des armes soi-disant ‘non-mortelles’, ne montrent pas de changement significatif dans le pouvoir qu’ont les flics de tuer des gens qui ne constituent pas une menace importante (ce qui ne veut pas dire qu’il est légitime que les flics tuent des gens armés). A moins, bien sûr, d’admettre qu’une peau brune ou noire soit un facteur de ce qui constitue une ‘menace’.

D’après le Centre pour la Justice Juvénile et Criminelle, « le groupe racial le plus susceptible d’être tué par les forces de l’ordre est constitué par les Autochtones, suivis par les Afro-Américains, les Latinos, les Blancs et les Asiatiques. » Ceci n’a pas pour but d’affirmer que l’oppression des Peuples Autochtones est plus grave, mais d’identifier nos luttes communes pour nous assurer qu’il n’y ait plus jamais de Sarah Lee Circle Bear, Corey Kanosh, Paul Castaway, Allen Locke, Mahivist Goodblanket, John Williams, ou Loreal Tsinijini et de montrer que l’incessant terrorisme policier auquel nos communautés sont confrontées a son origine dans les mêmes systèmes d’oppression.

Ce qui veut dire aussi que nous devons joindre nos luttes au-delà des mots-dièse comme #NativeLivesMatter, comme le fait remarquer Sabah sur muslimgirl.com, « #BlackLivesMatter représente tout un mouvement et son histoire. Ce n’est pas ‘juste’ un mot-dièse, c’est un cri d’indignation puissant, né d’une injustice raciale ressentie par un peuple. Ça ne peut pas, et ne devrait pas, être remodelé pour s’adapter à la lutte d’un autre peuple. Et la solidarité, si importante qu’elle soit (en fait, essentielle), n’implique jamais de coopter un autre mouvement. »

Après tout, #BlackLivesMatter & #NativeLivesMatter signifient tous deux mettre un terme à la violence policière. (Voir la magnifique déclaration d’Alicia Garza [en anglais] sur ce pourquoi #alllivesmatter pose problème.)

Au-delà de plaidoyers pour qu’un système enraciné dans le génocide et l’esclavage reconnaisse que nos vies comptent, nos communautés et nos mouvements peuvent apprendre mutuellement de leurs luttes et construire ensemble des solutions durables pour nous défendre, défendre nos voisins, nos territoires, et résoudre nos problèmes par des moyens plus justes et plus sains.

#NativeJusticeNow #JusticeForLoreal #smashthepolicestate #powertothepeople

 

*Ici, ‘frontière’ désigne la limite des Territoires Autochtones, donc maintenant celle des Réserves. Rien à voir avec la ‘Frontière US/Mexique’ qui pose aussi beaucoup de problèmes.

 

Pour aider la famille de Loreal : www.gofundme.com/loreal

 

 

LES ETATS-UNIS ET LE MEXIQUE MAIN DANS LA MAIN POUR LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

Par Frontera NorteSur (Nouveau-Mexique)
Publié par Censored News
Dimanche 28 décembre 2014
Traduction Christine Prat

Bien que ce soit passé inaperçu dans les médias des Etats-Unis, les évènements au nord de la frontière présentent des similarités frappantes avec les évènements au Mexique en 2014. Tout comme les manifestations de masse qui ont commencé au sud du Rio Bravo puis se sont rapidement étendues au reste du monde contre les meurtres par la police et les disparitions forcées d’étudiants du collège rural d’Ayotzinapa dans l’état du Guerrero au Mexique, le problème qui a servi de catalyseur à ‘El Norte’ [Etats-Unis] était la violence policière. Dans les deux pays membres de NAFTA, les questions de race et de classe, la militarisation de la police, la corruption politique, l’effondrement du système judiciaire, les iniquités économiques et les violations systématiques des droits de l’homme ont fourni le contexte pour des conflagrations nationales.

Dans un récent commentaire dans la presse, sur les liens entre Ayotzinapa et les tirs mortels de la police sur le jeune Afro-américain désarmé Mike Brown et d’autres aux Etats-Unis, Aida Hernandez, professeur et chercheur au Centre des Hautes Etudes et de la Recherche en Anthropologie Sociale de Mexico, affirmait que les deux cas mettent en évidence le scandale de ce que « la vie des jeunes Autochtones et Afro-américains pauvres ne valait rien dans des sociétés racistes et racialisées. »

Dans le cas d’Ayotzinapa, A. Hernandez écrivit que, le fait que la majorité des 43 étudiants disparus en septembre dernier étaient d’origine Autochtone avait été « peu mentionné », même lorsque des messages racistes sur les étudiants ont été postés sur les réseaux sociaux et reproduits dans les médias de masse.

Dans le même sens, une dépêche de Reuters d’avant Noël donnait plus de crédibilité aux accusations de profilage racial à grande échelle par la police de New York et d’autres services de police.
25 policiers Afro-américains de la police de New York, en service ou retraités, interviewés pour l’article, ont parlé de leurs propres problèmes avec les policiers blancs, allant du harcèlement, aux menaces avec des armes à feu, aux retenues et fouilles arbitraires et même à l’usage excessif de la force.

« Il n’y a pas vraiment de canaux pour signaler les abus » dit Eric Adams, ex-capitaine de la police de New York et président du district de Brooklyn, cité par Reuters.

Aux Etats-Unis, la mort de Mike Brown tué en août dernier par l’officier de police blanc Darren Wilson à Ferguson dans le Missouri, a placé la violence policière, le profilage racial et la militarisation au centre de la scène politique nationale.

Cependant, la répétition générale pour la confrontation finale avait eu lieu des mois plus tôt, quand le SDF James Boyd avait été tué dans le style d’une exécution, par deux membres de la police d’Albuquerque [Nouveau-Mexique]. L’affaire avait déclenché les manifestations les plus intenses dans la ville depuis les années 1970, des manifestant ayant successivement occupé l’Avenue Centrale, brièvement bloqué la route nationale 25, installé une ‘assemblée du peuple’ au cours d’une réunion brusquement interrompue du conseil municipal et organisé un sit-in pacifique dans le bureau du maire Richard Berry.

Mais, par le biais d’une exagération du ton et de l’impact matériel des manifestations, les actions ont parfois été décrites injustement comme des ‘protestations violentes’ par les médias commerciaux, en particulier Associated Press dont les histoires ont été reprises par d’autres médias.

Par contre, les démonstrations du pouvoir de la police militarisée qui a abasourdi les Etats-Unis l’été dernier lors de l’émeute de Ferguson, étaient au centre des manifestations précédentes au Nouveau-Mexique. Après Albuquerque, un soulèvement contre les brutalités policières a secoué Salinas, en Californie, où quatre hommes Latinos ont été tués par balles par des flics locaux au début de cette année.

Quand les policiers tueurs de Mike Brown à Ferguson et Eric Garner à New York ont été exonérés de toute charge, des manifestations ont éclaté dans près de 200 villes des Etats-Unis et ont continué durant la traditionnellement apolitique saison des fêtes de fin d’année, tout comme au Mexique, contre les attaques des étudiants d’Ayotzinapa.

Aux Etats-Unis, un blocage sans précédent, par des milliers de gens, de l’emblématique Mall of America, dans le Minnesota, s’est produit quelques jours avant Noël.

Les meurtres, en décembre, de deux officiers de police de New York, par un homme au passé criminel et sans liens connus avec les manifestants, prétendument pour venger Brown et Garner, ont déclenché des déclarations provocatrices de la direction syndicale de la police de New York, promettant une ‘politique de temps de guerre’ et affirmant que le maire Bill de Blasio avait ‘du sang sur les mains’.

Si ces promesses sont mises en application, çà ne fera que confirmer ce que les critiques ont toujours dit : Le maintien de l’ordre aux Etats-Unis est une entreprise de ‘nous contre eux’, une action unilatérale de flics militarisés contre le public, spécialement les gens de couleur.

Pendant ce temps, des scènes de maintien de l’ordre dignes de temps de guerre sont évidentes dans le paysage Mexicain, où des légions de forces de sécurité armées envahissent les rues avec des armes puissantes et des véhicules militaires. Souvent en treillis de combat, il y a des soldats, des ‘marines’, des policiers d’état, des policiers municipaux, des gardiens de banques et des personnels de sécurité privée de tout poil.

Les Etats-Unis comme le Mexique sont enlisés dans des guerres apparemment sans fin – contre le terrorisme, la drogue, les immigrés, les automobilistes ivres, etc. Côté Etats-Unis, les estimations des dépenses militaires depuis les attaques du 11 septembre, vont de 1600 milliards de dollars, pour la plus basse estimation, celle du Service de Recherche du Congrès, à 4400 milliards (ou plus), calculés par des professeurs de l’Université de Boston, selon un article paru sur le site Common Dreams.

Les énormes dépenses de Washington, de plus en plus passées dans les mains de sous-traitants privés, ont été contractées en des temps où des millions de gens étaient sans emplois, où les services sociaux ont été réduits, les aides de l’état sévèrement limitées, toute une génération d’étudiants prise au piège de dettes énormes, et la ville emblématique de Detroit laissée tomber en ruines. Et cependant, les guerres continuent encore et toujours…

Certains font le lien entre la violence policière, les dépenses militaires, la guerre de la drogue, les violations des droits de l’homme et la politique étrangère. Dès novembre, des pancartes proclamant ‘Ayotzinapa-Ferguson’ ont commencé à apparaître aux Etats-Unis dans les manifestations contre la brutalité policière. Début décembre des manifestations aux Etats-Unis contre l’aide sécuritaire au Mexique, visant les 2,1 milliards de dollars de l’Initiative Merida contre la drogue (appelée aussi Plan Mexique) qui fournit un entrainement et des équipements de maintien de l’ordre au gouvernement Mexicain, ont eu lieu dans plus de 50 villes des Etats-Unis. Des jeunes immigrés Mexicains étaient les principaux initiateurs de l’action.

« C’est un effort communautaire des résidents Mexicains des Etats-Unis qui ne veulent pas que l’argent de leurs impôts finance le gouvernement Mexicain, qui est corrompu » dit l’une des organisatrices du mouvement.

« Nous en avons assez du soutien du gouvernement des Etats-Unis aux forces de sécurité du Mexique, qui ont torturé, fait disparaître et tué des milliers de gens » dit l’activiste Roberto Lovato en Espagnol sur CNN. Après six ans d’opération Merida, Washington et Mexico peuvent se vanter de succès dans la capture et l’élimination de chefs du crime organisé, comme Chapo Guzman, mais se serait de la folie de la part des deux gouvernements de prétendre que leur programme de sécurité conjoint a fondamentalement démantelé l’ensemble du business de la drogue et du crime organisé ou a mis un terme au haut niveau de violence, les deux phénomènes continuant toujours comme ‘business as usual’.

Après 2008, l’Initiative Merida, appliquée par à-coups, comprenait précisément une suspension partielle des paiements concernant les questions de droits de l’homme au Mexique – pendant les années où la violence a atteint de nouveaux sommets et a engendré plus de 100000 assassinats, au moins 23000 disparitions et le déplacement forcé de leurs maisons et communautés de plus de 250000 personnes, selon les estimations les plus prudentes.

En 2015, l’Initiative Merida pourrait susciter plus d’attention, grâce à Ayotzinapa et d’autres atrocités, comme la tuerie de 22 personnes le 30 juin, par l’armée Mexicaine, dans l’état de Mexico. De plus en plus, Washington et Mexico sont fréquemment sur la sellette des organisations internationales des droits de l’homme.

Récemment, les deux gouvernements ont été sérieusement mis en question par les Nations Unies, la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme, le Parlement Européen, le Tribunal Permanent des Peuples, Amnesty International, Human Rights Watch, et d’autres.

Bien que l’étendue des violations des droits de l’homme supposée soit beaucoup trop longue pour être exposée ici, une brève liste comprend la torture, la violence policière, les meurtres de femmes, les disparitions forcées et le profilage racial. « Malgré les grandes différences économiques et sociales qui séparent (le Mexique et les Etats-Unis), le racisme, l’impunité, la violence d’Etat et la criminalisation des protestations sociales unissent les réalités des deux côtés de la frontière » écrivit l’universitaire Mexicaine Aida Hernandez.

L’année 2014 a signifié aux partenaires de NAFTA – et au monde – que le respect des principes de base de la vie est sacrosaint. C’est tout simplement inacceptable de torturer des gens ou de les faire disparaître dans l’oubli. Ce n’est pas bien de tirer dans le dos des civils. Et les manipulations de la vérité par les gouvernements, les camouflages, les simulations de changement de politique et l’impunité, sont de moins en moins tolérés par les sociétés civiles qui se réaffirment enfin après des années d’assoupissement.

Kent Paterson

Frontera NorteSur: on-line, U.S.-Mexico border news
Center for Latin American and Border Studies
New Mexico State University
Las Cruces, New Mexico

 

Il faut ajouter aussi que les médias ne parlent jamais des Amérindiens tirés par les flics. Juste quelques exemples récents :

Décembre 2014: Lakota tué par des flics de Rapid City, après avoir participé, la veille, à une manif contre la violence policière

Octobre 2014 : Amérindienne de 8 ans (Rosebud Sioux Dakota du Sud) blessée et gravement traumatisée après avoir été attaquée au taser par des flics

Août 2014 : un Amérindien sourd tiré dans le dos pas un flic de Seattle. Le flic a démissionné, son acte ayant été jugé injustifié, pour une fois. Toujours en août, un Lakota tué par la police de Rapid City…

Il y en a eu d’autres, rien que cette année. Quelques familles se sont manifestées sur les réseaux sociaux au moment des grandes manifs pour Mike Brown, pour signaler que leurs fils aussi s’étaient fait buter de la même manière, mais les Indiens étant supposés appartenir au passé, les médias ignorent ce qui leur arrive actuellement.

Ch.P.