DES FEMMES AUTOCHTONES RÉAGISSENT AUX PROJETS DU SERVICE DES FORÊTS DES ETATS-UNIS VISANT À VIDER DE LEUR CONTENU LES PROTECTIONS DE LA FORÊT NATIONALE DE TONGASS, EN ALASKA

Par le Réseau International des Femmes pour l’Action pour la Terre et le Climat (WECAN)

[Women’s Earth and Climate Action Network International]
osprey@wecaninternational.org
Sur Censored News
26 septembre 2020

SAN FRANCISCO BAY AREA, Californie – Alors que des incendies incontrôlés ravagent la Forêt Amazonienne et les états de l’ouest des Etats-Unis – et que la crise climatique et la dégradation de l’environnement ne cessent de s’accroître – les efforts pour supprimer les protections de l’environnement continuent de s’étendre. Actuellement, le Service des Forêts des Etats-Unis (USFS) intensifie les projets de renversement de protections existant depuis longtemps contre l’exploitation forestière et la construction de routes dans la Forêt Nationale de Tongass, en Alaska. Aujourd’hui, l’USFS a annoncé une Déclaration Finale d’Impact Environnemental  (FEIS – Final Environmental Impact Statement) et a fait un pas de plus pour exempter la forêt de Tongass, connue comme la « forêt climatique » de la nation, de la Règle Nationale de non-construction de Routes, obtenue par un dur combat.

La Règle Nationale de 2001 établit la prohibition de construction de routes dans les Forêts Nationales des Etats-Unis, mettant fin à des décennies d’exploitation forestière. En octobre 2019, le Service des Forêts a publié son plan pour abroger la Règle de non-construction de routes dans le Tongass. Cette exemption devrait supprimer les protections sur plus de 36 000 km² du Tongass, ce qui affaiblirait dangereusement les standards nationaux en permettant aux lobbies de l’exploitation forestière de percer des routes au bulldozer, d’accélérer le développement de l’exploration minière, et de couper des arbres anciens dans des zones du Tongass qui sont hors limites depuis des décennies.

L’exemption proposée est le dernier exemple en date du racisme environnemental envers les communautés Autochtones des Etats-Unis. Le Tongass se trouve à l’intérieur des territoires traditionnels des peuples Tlingit, Haida et Tsimshian. Protéger la forêt est crucial pour assurer la sécurité alimentaire dans les communautés Autochtones et combattre des siècles de politiques coloniales visant à déplacer les peuples Autochtones de chez eux. Si c’est approuvé, ça perturbera les modes de vie traditionnels, les médicaments et les systèmes d’alimentation des communautés Autochtones de la région ; ça violera la souveraineté Autochtone et mettra en danger leur survie culturelle. En juillet 2020, neuf tribus du sud-est de l’Alaska ont présenté une pétition pour préserver la Règle Nationale contre la construction de routes, et leurs territoires et foyers traditionnels.

En tant que plus grande forêt primaire tempérée intacte, le Tongass abrite plus de 400 espèces sauvages terrestres et marines, et fournit des opportunités économiques à des milliers de résidents. Alors que l’Alaska subit des températures record, maintenir intact l’écosystème du Tongass est une solution cruciale pour les problèmes climatiques des Etats-Unis et du reste du monde. Les climatologues sont d’accord : les forêts sont cruciales pour stabiliser le climat, absorber le carbone et fournir un refuge pour conserver des écosystèmes à la biodiversité unique.

Dans 30 jours, l’USFS publiera un Rapport de Décision qui finalisera son projet d’éliminer la Règle contre la construction de routes de la Forêt Nationale de Tongass. Cependant, la protection et la continuation de la Règle est toujours soutenue par le public. Quand le Service des Forêts a proposé de supprimer les protections pour la première fois, il y a eu plus de 250 000 commentaires soumis dans tout le pays, et 96% des commentaires jugés uniques étaient pour le maintient de la Règle contre les routes.

En réponse à la Déclaration Finale d’Impact Environnemental, les Représentantes du Tongass au WECAN ont publié les déclarations suivantes :

« Je m’appelle Kashudoha Wanda Loescher Culp ; Je suis Tlingit, Autochtone de la Forêt Nationale de Tongass, dans le sud-est de l’Alaska, je suis chasseuse, pêcheuse et cueilleuse des cadeaux de la Nature. Je suis aussi coordinatrice du Tongass pour WECAN International, et je m’exprime contre les effets hors de proportion pour ma communauté, causés par la domination des corporations industrielles sur la gouvernance fédérale et celle de l’état, afin de favoriser la saisie massive de ressources naturelles et publiques sur des terres Autochtones. Les recommandations du gouvernement Trump d’abroger la Règle de 2001 est un abus sournois de l’autorité du Congrès et la bataille continuera. La pandémie de COVID a ouvert les yeux sur les effets dégoûtants que l’industrie a sur nos vies et sur tout le vivant. Quand « le peuple » s’investit, les communautés ont le pouvoir et la décision pour contrôler les environnements menacés et les économies en notre sein. Nous nous levons à nouveau pour demander que non seulement la Règle soit maintenue telle quelle, mais nous voulons aussi que la Règle contre les routes soit codifiée en une loi fédérale. Toutes les voix Autochtones du Tongass doivent être entendues, et les Peuples Autochtones du monde entier doivent participer à la prise de décision quand il s’agit de créer des solutions pour la survie même de tous. » Kashudoha Wanda Loescher Culp, Tlingit, activiste et coordinatrice du WECAN.

« Je m’appelle Rebekah Sawers, je suis Yupik et ma famille est de la baie de Hooper, en Alaska. Je parle au nom de la plupart des gens de l’Alaska quand je dis que la Règle contre la construction de routes ne doit pas être abrogée. Actuellement, la Règle est en place depuis 20 ans, protégeant les arbres de l’exploitation forestière massive, et permettant à la forêt de guérir. Il est important que cette terre reste sauvage et libre. Je ne parle pas seulement pour ma fille, je me bats pour tous les 70 000 frères, sœurs, grands-pères et grand-mères qui vivent dans le Tongass. Je suis pour l’alternative de NE RIEN FAIRE, et je dirai fort et fièrement que nous protégeons notre forêt et que nous devons le dire, l’écrire, l’envoyer par email et le partager, à nos sénateurs et au Ministre de l’Agriculture Sonny Purdue. Nous devons faire savoir que ce qu’ils font est mal et les tenir pour responsables ! Nous le pouvons [We Can] ! » Rebekah Sawers, Yupik, étudiante et Représentante du WECAN pour le Tongass.

« La recommandation de la Déclaration Finale d’Impact Environnemental est scandaleuse et ne représente pas les gens. Je suis Tlingit de la Forêt de Tongass. En tant que Peuple de la Forêt, Peuple de la Mer, nous devons parler pour les petits-enfants de nos enfants, pour protéger cette terre que nous appelons chez nous, et le climat. Les effets des opérations forestières industrielles du siècle dernier par tous ceux qui y ont participé, ont impacté négativement et hors de proportion la terre et les eaux que nous, Tlingit, avions préservées avec succès à travers les temps. Vu que la plupart de gens de l’Alaska sont d’accord, je veux que la Règle contre la construction de routes soit maintenue. » Adrien Nichol Lee, Tlingit, Présidente du Camp 12 des Sœurs Autochtones d’Alaska, Représentante du WECAN pour le Tongass.

« Je suis une Autochtone de la Nation Tlingit, de L’uknaxh.ádi, le Clan du Saumon Coho, sous le groupe du Corbeau de la Maison de la Grenouille. Je suis profondément enracinée dans cette terre depuis des milliers de générations comme gardienne de cette terre. Selon nos anciens, nous sommes ici depuis des temps immémoriaux et je suis les traces de pas de mes ancêtres. L’actuelle Règle contre la construction de routes doit être renforcée, pas allégée. Nous devons garder le Tongass hors de mains du gouvernement Trump qui s’apprête à supprimer les protections. Dans le Tongass, il y a d’innombrables populations de poissons et de gibier, et des opportunités de loisirs et de commerce incomparables. La pêche et le tourisme sont des industries qui valent des milliards, c’est sur quoi sont fondées les économies du sud-est de l’Alaska. Ça affecte nos droits culturels et Autochtones de protéger Haa Aani, Notre Pays. Je suis une forte femme Tlingit, soutenant le Tongass, m’exprimant pour les Aas Kwaani, le Peuple des Arbres, et je continuerai à me battre pour le Tongass, malgré la décision du gouvernement de soutenir l’industrie contre les gens. C’est notre façon de vivre que de nous battre pour nos droits Autochtones en tant qu’Êtres Humains qui vivent dans la Forêt et la Marée, les Tlingit. » Kari Ames, Tlingit, Guide de l’Héritage Culturel des Voix Autochtones d’Alaska, Représentante du WECAN pour le Tongass.

« Les crises enchevêtrées du COVID-19, du racisme structurel et la crise climatique, demandent de cesser le ‘business as usual’ et que nous placions les gens et la planète avant le profit. Nous devons protéger la Forêt Vierge de Tongass en Alaska, un écosystème forestier ancien, sacré pour les Peuples Tlingit, Haida et Tsimshian, et crucial pour leur survie culturelle et pour notre bataille globale contre le chaos climatique. La dernière Déclaration d’Impact Environnemental du Gouvernement Trump suit des décennies de modèles économiques coloniaux extractivistes, qui ont conduit à l’exploitation forestière à l’échelle industrielle – détruisant le précieux écosystème du Tongass, qui a été surnommé la ‘Forêt Climatique de l’Amérique’. Maintenant que des tentatives sont faites pour supprimer les dernières protections, les solutions et les voix de ceux qui sont sur les lignes de front ne pourraient être plus importantes. Le WECAN soutient les dirigeantes Autochtones d’Alaska pour dire non à de nouvelles dégradations de leurs territoires, et oui au maintient de la présente Règle contre la construction de routes. Nos forêts naturelles sont les poumons essentiels de la Terre. » – Osprey Orielle Lake, Directrice Exécutive du Réseau des Femmes pour l’Action pour la Terre et le Climat (WECAN International – Women’s Earth and Climate Action Network).

www.wecaninternational.org – @WECAN_INTL

Le 26 septembre 2020

 

DES FEMMES AUTOCHTONES INTRODUISENT UN CAS SPECIFIQUE A L’OCDE CONTRE LE CREDIT SUISSE POUR VIOLATIONS DE DROITS CONCERNANT LE FINANCEMENT D’OLEODUCS

Communiqué de Presse
Jeudi 30 janvier 2020
Contact Katherine Quaid
katherine@wecaninternational.org
WECAN International
Publié par Censored News
Traduction Christine Prat
Voir aussi la traduction d’Aurélie Journée-Duez, présidente du CSIA, sur la page Facebook du CSIA

Communiqué de presse commun, en collaboration avec Divest Invest Protect et le Réseau International d’Action des Femmes pour la Terre et le Climat (WECAN).

SAN FRANCISCO BAY AREA, Californie, 30 janvier 2020 – Divest Invest Protect (DIP), le Réseau International des Femmes pour la Terre et le Climat (WECAN), et le Programme de l’Université d’Arizona pour le Droit et la Politique des Peuples Autochtones, annoncent avoir introduit un « Cas Spécifique » auprès de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE) concernant le Crédit Suisse et les impacts négatifs pour les Peuples Autochtones et l’environnement résultant du financement ininterrompu des entreprises qui construisent l’oléoduc Dakota Access (DAPL) et l’oléoduc Bayou Bridge (BBP).

Cette action des femmes Autochtones intervient après près de deux ans d’échanges entre WECAN et DIP, d’une part, et le Crédit Suisse, d’autre part, sous forme de lettres, de deux rencontres avec des représentants du Crédit Suisse, une correspondance ininterrompue pour fournir des informations sur les violations et les effets négatifs, et la remise de documentation supplémentaire lors de la Réunion Générale Annuelle du Crédit Suisse à Zurich, en Suisse.

Les femmes Autochtones ont maintenu en toute bonne foi le dialogue avec le Crédit Suisse, cependant, vu l’absence d’action du Crédit Suisse, elles introduisent un « Cas Spécifique » auprès de l’OCDE dans l’espoir que cela servira de catalyseur pour susciter une action menant au dialogue, à la justice, à une solution et à la responsabilisation en matière de droits humains.

Alors que le Crédit Suisse a récemment signé les Principes pour une Banque Responsable – une série de principes destinés à aligner la stratégie des institutions financières sur les buts de la société – la banque continue à financer à grande échelle l’industrie des carburants fossiles, qui a des effets négatifs sur les droits des Peuples Autochtones, et contribue lourdement à la crise climatique. Depuis la signature de l’Accord de Paris sur le Climat, le Crédit Suisse a dépensé plus de 57 milliards de dollars pour financer le cycle du carburant fossile et est l’un des dix principaux financiers Européens des carburants fossiles les plus polluants.

Les Directives de l’OCDE sont le seul instrument international soutenu par les gouvernements sur une conduite responsable des affaires, ayant un mécanisme interne pour des réclamations, appelé « Cas Spécifique ». Par ce mécanisme, les représentants à l’OCDE des pays membres (ou Points de Contact Nationaux), constituent une tribune pour une médiation et un engagement compatible avec les politiques de l’OCDE, ainsi qu’une assistance aux actionnaires pour les aider à trouver une solution à des problèmes suscités par une possible non-observance des Directives. Récemment, la Société des Peuples Menacés (STP – Society for Threatened Peoples) – et le Crédit Suisse ont conclu une procédure de médiation via l’OCDE, qui a conduit le Crédit Suisse à inclure la protection des droits des communautés Autochtones dans ses directives sur le financement de projets.

Divest Invest Protect (DIP) et le Réseau International d’Action des Femmes pour la Terre et le Climat (WECAN) a accueilli favorablement cette victoire partielle, cependant, elles ont rapidement montré que ce résultat est insuffisant, parce que les dispositions pour les droits des Autochtones ne s’appliquent pas au financement des grandes entreprises – le genre utilisé par le Crédit Suisse pour financer les entreprises qui construisent et entretiennent l’oléoduc Dakota Access. Il doit y avoir une responsabilité concernant les droits humains et Autochtones, et la protection de l’environnement à tous les niveaux des décisions financières, y compris le financement des grandes entreprises privées.

L’appel au « Cas Spécifique » de l’OCDE composé par les femmes Autochtones démontre leur courage et leur détermination à être des actrices et des voix majeures dans la définition de la responsabilité et le changement légal au sein des banques et des institutions financières pour protéger les droits des Peuples Autochtones, les terres, l’eau, les communautés et le climat.

Voir aussi, en anglais : https://www.wecaninternational.org/divestment-delegations

Cette action auprès de l’OCDE est également soutenue par le Programme des Défenseurs des Droits Humains des Autochtones et de la Responsabilité des Entreprises Privées de l’Université d’Arizona, et par la Clinique Internationale des Droits Humains à l’Ecole de Droit de l’Université de l’Est de la Nouvelle-Angleterre.

Les médias sont encouragés à adresser toutes questions et demandes d’interview à Michelle Cook ou à Osprey Orielle Lake.

« Le Cas Spécial pour l’OCDE, préparé et introduit par les femmes Autochtones, attirera une attention grandement nécessaire sur les négligences structurelles de l’industrie de la finance d’adhérer aux droits humains des Autochtones. Nous croyons que notre action et notre engagement mettrons au grand jour les lacunes qui permettent aux banques et aux entreprises d’agir en toute impunité sur notre survie culturelle, notre climat et notre futur. Le secteur financier doit écouter les mouvements Autochtones et garantir que les droits humains et les droits des Autochtones à un consentement libre, préalable et informé, seront respectés et protégés, le long de toute leur chaîne de production, dans toutes leurs relations d’affaires, quelque soit le type de financement ou de produit financier que les banques fournissent », dit Michelle Cook, avocate des droits humains Diné (Navajo), fondatrice de ‘Divest Invest Protect’ et co-directrice des Délégations de Femmes Autochtones pour le Désinvestissement.

« Je suis une indigène de mon territoire. J’aime mon territoire et tout ce que je veux c’est le protéger pour mes arrière-petits-enfants, en quoi est-ce si condamnable ? Empêchez les grandes entreprises de carburant fossile de détruire la terre et l’eau, maintenant ! Mni Wiconi », dit LaDonna Brave Bull Allard, Ta Maka Waste Win – Her Good Earth Woman, historienne Lakota, Généalogiste et Protectrice de l’Eau, membre de la communauté Sioux de Standing Rock.

« Je descend de la bande de Sitting Bull. En 2014, avant la construction de l’oléoduc Dakota Access (DAPL), notre Conseil Tribal a informé l’entreprise qui voulait construire le DAPL, qu’il ne pouvait pas et ne consentirait pas à la construction de cet oléoduc. Le danger était trop proche et une marée noire serait un désastre pour nos huit communautés de Standing Rock. Nous avons immédiatement lancé un appel mondial. Nous avons demandé aux gens de venir nous soutenir. Pendant presque sept mois, ma famille et moi avons campé au bord de la rivière Cannonball avec des milliers d’autres venus nous soutenir. Durant cette période, mes quatre enfants et moi avons été témoins directs des violations de droits humains extrêmes et violentes commises contre notre peuple et d’autres dans notre terre natale. Ces violations étaient constituées par : des agents de sécurité privés utilisant des attaques de chiens contre des gens sans arme (j’en étais), les gens terrorisés par des avions volant très bas en cercle au-dessus de nos camps 24 heures par jour, des tirs contre nos chevaux et les gens par les forces de l’ordre. Mon Gouvernement Tribal a explicitement dit non au DAPL. Nos communautés de Standing Rock ont dit non au DAPL. Il n’y a pas eu de Consentement Libre, Préalable et Informé, comme l’exige la Loi Internationale selon la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones. Il est temps de rendre les décideurs, les représentants du gouvernement et les institutions financières RESPONSABLES. Il est temps qu’ils répondent aux gens de ma communauté, ceux-là même qui sont affectés par leur financement du DAPL. » Wašté Wi Yellow Lodge-Young, Lakota/Dakota, Standing Rock Nation.

Dans sa quête de justice et d’atténuation du changement climatique, le WECAN International appelle les institutions financières impliquées dans l’extraction et les projets de développement de carburant fossile à cesser de poursuivre leurs affaires comme d’habitude, étant donné les violations flagrantes qu’elles constituent contre les Peuples Autochtones et leurs territoires au moment ou nous devons faire face au défi sans précédent d’un monde en train de plonger dans le chaos climatique. Le Crédit Suisse doit écouter les femmes Autochtones et accéder à leurs demandes, qui sont fondées sur la demande de base de respecter l’exigence d’obtenir un Consentement Libre, Préalable et Informé des communautés Autochtones, comme la loi internationale l’exige. Il est bien plus que temps que les institutions financières soient tenues pour responsables, aussi bien au niveau du projet qu’à celui du financement des entreprises privées, et l’introduction du Cas à l’OCDE est une contribution centrale à la lutte globale pour le respect du Consentement Libre, Préalable et Informé, et à la transition vers l’abandon des carburants fossiles. C’est maintenant le moment pour les banques d’aller vers un futur juste et durable pour tous, respectant les droits des Autochtones et protégeant notre climat et nos communautés » dit Osprey Orielle Lake, Directrice Exécutive du Réseau d’Action des Femmes pour la Terre et le Climat (WECAN), et co-directrice des Délégations de Femmes Autochtones pour le Désinvestissement.

WECAN :

www.wecaninternational.org – @WECAN_INTL

Le Réseau International d’Action des Femmes pour la Terre et le Climat (WECAN – Women’s Earth and Climate Action Network) est une organisation selon 501(c)3 et fondée sur des solutions, établie pour engager des femmes du monde entier dans la défense d’une politique, des projets sur le terrain, l’action directe, la formation, et la construction d’un mouvement pour la justice climatique globale.

30 janvier 2020